Sauf cataclysme, Ueli Maurer va devenir ce matin le huitième UDC à accéder à la présidence de la Confédération. L'élection du Zurichois est à suivre dès 7h55 sur RTSinfo.ch, sur RTS La Première et sur le compte Twitter de la rédaction.
Si l'élection de ce matin d'Ueli Maurer à la présidence de la Suisse ne fait guère de doute, le score qu'il risque d'obtenir sera médiocre selon les experts, car de nombreux parlementaires, surtout à gauche, mettent en doute ses capacités à gouverner et assumer son rôle de garant de la collégialité.
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C'est aussi la première fois qu'un UDC pur sucre sera élu à la tête de la Suisse, même si le Zurichois est nettement moins virulent qu'avant son arrivée au gouvernement le 10 décembre 2008.
Faible popularité en Romandie
Ueli Maurer, qui est âgé de 62 ans, ne jouit pas d'une forte popularité au sein de la population et des parlementaires, notamment dans la Suisse latine. Le ministre de la Défense maîtrise mal le français et il s'est gardé de s'entourer de Romands.
En outre, le seul représentant de l'UDC au Conseil fédéral n'a pas manqué d'exprimer sa différence avec des déclarations parfois peu diplomatiques, jusqu'à dire dans un journal allemand qu'il fallait avoir une case en moins pour vouloir entrer dans l'Union européenne.
Face aux pressions allemandes pour un assouplissement du secret bancaire, il a aussi affirmé être prêt à se passer de sa Mercedes de fonction. Et un jour avant que le Conseil fédéral s'engage pour la sortie du nucléaire, il n'a pas hésité à lancer que la Suisse ne pouvait pas se passer de l'atome.
Des ratés à la Défense
Ses actions à la tête de la Défense, avec un vol de données au sein du Service de renseignement de la Confédération, un rapport militaire plusieurs fois recalé et surtout un achat de nouveaux avions de combat qui fait polémique, sont très discutées.
Officiellement, le Zurichois soutient la position du Conseil fédéral et veut des Gripen suédois, alors que son parti aurait certainement préféré mieux et plus cher. Et il prône, au dam de la droite, la création d'un fonds pour financer les jets, ce qui permettra au peuple de se prononcer.
Mais ses explications sur les nombreuses questions entourant le dossier surviennent souvent après coup, et sont rarement limpides. Le ministre de la Défense a même admis ne pas être au courant de rapports très critiques contre le Gripen et publiés par la presse, avant de se rétracter.
ats/boi
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