«L'Eglise catholique s'engage en priorité pour la protection de la vie et contre l'acceptation généralisée de l'interruption de grossesse», selon la CES. Et cela, pour des motifs de droit naturel et des motifs religieux. L'avortement est un «péché grave, qui porte durablement atteinte à tous les concernés et à la société». «L'homicide de l'enfant non encore né ne constitue jamais, humainement parlant, une bonne solution à une situation de détresse».
Les évêques suisses aspirent à un changement de mentalité et soutiennent tout engagement en faveur de la protection de la vie, de la conception jusqu'à la mort naturelle. Pour la CES, il convient avant tout de lutter pour les droits des femmes enceintes en situation de détresse et pour ceux de leurs enfants. Il s'agit de venir en aide aux femmes tombées en situation de détresse en raison d'une grossesse, afin que l'avortement ne soit plus une option pour elles.
Rejet protestant
Le mois dernier, la Fédération des Eglises protestantes de Suisse rejetait l'initiative, estimant que la société porte une part de responsabilité dans un avortement. Elle relevait que si l'interruption de grossesse est en contradiction avec le commandement «tu ne tueras point», deux vies sont en jeu, celle de l'embryon et celle de la femme enceinte. Des difficultés familiales, sociales et économiques peuvent menacer la vie de la femme au point de l'exposer à une «mort sociale». Pour la FEPS, «c'est en ouvrant des perspectives de vie et non en infligeant des sanctions que l'on peut empêcher les avortements».
L'initiative «Financer l'avortement est une affaire privée - Alléger l'assurance-maladie en radiant les coûts de l'interruption de grossesse de l'assurance de base» a abouti en juillet 2011 avec près de 110.000 signatures valables. Portée par un comité composé d'une vingtaine de politiciens issus des rangs de l'Union démocratique du centre (UDC), du Parti démocrate-chrétien (PDC), du Parti libéral-radical (PLR), de l'Union démocratique fédérale (UDF) et du Parti évangélique (PEV), elle prévoit une prise en charge de l'avortement par l'assurance-maladie obligatoire qu'à titre exceptionnel, en cas de grossesse résultant d'un viol ou de mise en danger de la santé de la mère.
0 comments:
Enregistrer un commentaire