Le projet du Conseil fédéral, mis en consultation fin septembre, «ne propose pas d'alternative satisfaisante» pour remplacer la production d'électricité des centrales nucléaires, soit 40% du total de la production, relèvent ainsi Swissmem et scienceindustries.
Pas d'accord bilatéral
La Suisse sera donc contrainte d'importer «des quantités importantes d'électricité». Le problème est qu'il n'existe pas d'accord bilatéral sur le commerce d'électricité avec l'Union européenne.
Les deux associations s'opposent à une «augmentation supplémentaire des subventions» en faveur des énergies renouvelables. Des hausses de prix de l'électricité «introduites unilatéralement par la Suisse» nuisent à la compétitivité de l'industrie d'exportation.
Taxe d'incitation
De plus, l'introduction d'une taxe d'incitation sur l'énergie «augmenterait massivement» le prix de l'énergie. Une telle mesure entraverait fortement la compétitivité internationale de la recherche et de l'industrie.
Les deux associations sont d'avis qu'une interdiction juridique des centrales nucléaires de nouvelle génération «ne fait aucun sens». Elles estiment aussi que la stratégie 2050 «devrait impérativement être légitimée par la voie de la démocratie directe».
Les entreprises de Swissmem et scienceindustries emploient environ 400'000 personnes. Elles réalisent 73% des exportations suisses et contribuent pour 14% au PIB national, selon les deux associations. (ats/Newsnet)
Créé: 10.12.2012, 12h01
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