«Je suis tombée des nues»
Marianne Steffen, qui est domiciliée dans le canton d'Argovie, a décidé de s'adresser au «Blick» afin de sensibiliser les gens à cette maladie en racontant son histoire. Pour la quinquagénaire et son mari, tout a commencé au printemps 2009 quand ils ont reçu une lettre de leur fille leur avouant sa maladie. «Elle a écrit qu'elle était boulimique, et qu'elle ne voulait pas en parler. Je suis tombée des nues», raconte l'Argovienne qui affirme ne rien avoir remarqué avant. «A cette période, elle faisait son apprentissage pour devenir assistante vétérinaire. Elle n'habitait pas à la maison. Bien sûr, je l'entendais parfois parler de son poids. Mais ça ne m'a pas interpellée plus que ça», explique Marianne Steffen. Quelques temps après la lettre, Livia a été hospitalisée pour la première fois. Sans succès. «La salle de bain m'attire. Je ne peux pas résister», avait-elle avoué à sa mère.
Blick-Girl
Livia était forte. Elle se battait pour lutter contre sa maladie. Ainsi, le 4 février 2010, elle pose en petite tenue en couverture du «Blick». A cette époque, elle pesait encore 62 kilos. Les crises de boulimie lui permettaient de survivre. «On ne voyait pas qu'elle était malade. Lors de ses crises, où elle mange tout et n'importe quoi, son corps s'approvisionne pour survivre», confirme Marianne Steffen qui ajoute: «Tout le monde lui a fait des compliments à propos des photos. Mais c'est comme si elle ne les croyait pas.»
Quatre hospitalisations
Quelques mois plus tard, la situation s'aggrave pour Livia. En plus de la boulimie, elle souffrait désormais aussi d'anorexie. «C'était horrible. Parfois, elle allait même vomir l'eau qu'elle venait d'avaler. Je me sentais impuissante. Avec mon mari, on devait regarder notre fille mourir», se rappelle sa mère.
Après un deuxième échec dans une clinique et une vaine recherche d'emploi, Livia a perdu toutes ses forces. Le 25 février 2012, après quatre hospitalisations qui n'ont servi à rien, son cur affaibli s'est arrêté de battre. A travers son témoignage, Marianne Steffen souhaite soutenir d'autres parents qui se trouvent dans la même situation qu'elle. «Je serait déjà contente si mes mots ne touchent qu'une seule famille», conclut l'Argovienne.
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