Cet hiver, l’institution suisse va plus loin, et ne se contente pas de balancer des statistiques et de faire la morale. Elle innove en allant à la rencontre des amateurs de glisse en Suisse, et leur offre une pause thé-fondue à même les pistes.
«Vers midi, nous stopperons deux skieurs ou snowboardeurs pour les inviter à manger une fondue», explique Samuli Aegerter, chef de la campagne sports de neige à la Suva. «C’est qu’on ne mange pas une fondue à toute vitesse. On prend son temps, et on y va de façon décontractée», ajoute Jean-Luc Alt, porte-parole de la Suva.
Avec cette action pour le moins originale, la Suva espère ainsi passer un message clair: «Avalez la piste à feu doux». Un message qui s’adresse particulièrement aux mordus de la glisse qui, selon un test proposé sur le site de la Suva, seraient nombreux à rechercher le grand frisson. Souvent au détriment de leur sécurité, et de celle des autres.
Retrait d’abonnement
Si la Suva joue ici son rôle préventif, les sociétés de remontées mécaniques ont aussi leur part de responsabilités. Et pas des moindres. C’est à elles en effet que revient l’aménagement des pistes pour assurer une sécurité maximale pour tous. Avec notamment la création «de zones dites de ski tranquille destinées aux débutants», précise Paul-Victor Amaudruz, chef de la sécurité de Téléverbier.
Mais pas question pour les patrouilleurs des domaines skiables romands ou même savoyards de jouer les gendarmes, ou d’engager une police des pistes comme dans le val d’Aoste. «Cela serait bien trop coûteux. En revanche, si l’on nous signale un skieur dangereux, nous pouvons lui retirer son abonnement, et le dénoncer.» Voilà les fous de la glisse prévenus. (Le Matin)
Créé: 22.12.2012, 07h46
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