lundi 21 janvier 2013

A Berne, le Forum de Davos ne fait pas l’unanimité

La participation de six conseillers fédéraux sur sept au WEF de Davos traduit pour certains parlementaires un manque de coordination. «C’est une chance à saisir », défend mordicus Christian Lüscher Six conseillers fédéraux sur sept seront au World Economic Forum de Davos, fixé du 23 au 27 janvier. Seule la ministre de Justice et Police, la socialiste Simonetta Sommaruga, ne prend pas la direction des Grisons cette semaine. Le programme précis et détaillé des six conseillers fédéraux ne sera communiqué que mercredi, à l’issue de la séance du Conseil fédéral.

«The place to be»? Une opportunité pour le gouvernement suisse? L’occasion de faire avancer des dossiers et de s’inspirer… Qu’en pensent les parlementaires de la commission de politique extérieure?

«Pas raisonnable»

«Six sur sept ne me paraît pas raisonnable. Je dirais démesuré»», avance Jacques Neirynck (PDC/VD). «La normalité serait que le chef du gouvernement ou le ministre des Affaires étrangères soit présent. L’un des deux. Avec un mandat clair pour prendre langue avec les interlocuteurs nécessaires. Pour ma part, je dis un ministre à Davos, c’est assez», n’hésite pas à critiquer le conseiller national PDC vaudois.

Le Genevois Carlo Sommaruga se montre aussi critique envers cette présence massive du Conseil fédéral à Davos. «De la sorte, on donne le vernis de l’officialité suisse à une manifestation qui est purement privée, ne l’oublions pas !», proteste Carlo Sommaruga.

Le socialiste genevois voit en l’événement «un lieu de rencontre devenu important, mais qui ne fait que cultiver la doctrine libérale. On y est davantage occupé à trouver le moyen de remettre sur pied le libéralisme moribond que de penser à améliorer le monde», glisse Carlo Sommaruga.

Le PLR défend la grand-messe du libéralisme

«La preuve qu’il y a une pluralité d’opinions qui s’expriment à Davos est que six conseillers fédéraux représentent au minimum trois partis», s’agace Christian Lüscher. Le vice-président du PLR est un défenseur acharné de la manifestation. «Le fait qu’un événement privé arrive depuis 40 ans à faire venir des gens de qualité, issus du monde politique comme économique, est une chance que le Conseil fédéral et la Suisse doivent saisir…», explique Christian Lüscher.

Et l’avocat genevois de poursuivre: «Et le Conseil fédéral l’a saisi: puisqu’il s’y rend à six. Je n’ai aucune peine à croire que notre gouvernement a parfaitement coordonné et organisé ses rendez-vous à Davos!» (Newsnet)

Créé: 21.01.2013, 15h13

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