lundi 7 janvier 2013

Des champignoneurs trop confiants

Le temps humide, favorable à l'apparition d'une multitude de champignons, a été en partie la cause de nombreuses intoxications l'an dernier en Suisse. Les champignons n'ont toutefois été en cause que dans un peu plus de 2% des intoxications, selon les chiffres publiés lundi par le Centre suisse d'information toxicologique.

Les médicaments et les produits ménagers restent les principaux motifs des quelque 37'000 appels téléphoniques enregistrés par le Centre. Ce chiffre est en hausse de 3,6% par rapport à 2011. Neuf appels sur dix ont eu lieu suite à un contact toxique, le reste ayant été fait à titre préventif.

Plus de la moitié étaient des enfants

Plus de la moitié (53 des personnes touchées étaient des enfants, dont 84% d'âge préscolaire. Près de trois quarts des cas concernant les adultes consistaient en des tentatives de suicide. Les accidents dus à l'absorption de substances corrosives restent nombreux, car il arrive que celles-ci soient transvasées dans des bouteilles à boissons. Les conséquences pour l'être humain en sont souvent des brûlures internes graves accompagnées de lésions permanentes. Ce qui est particulièrement tragique dans ce genre de situations est que ces accidents auraient pu être évités et que les victimes dans la moitié des cas sont des enfants.

Quelque 526 cas

Les intoxications dues à des champignons ont représenté 526 cas, contre 466 l'année précédente, soit une hausse de 12,9%. Les cas observés présentaient des symptômes tels que maux de ventre, nausées, vomissements et diarrhée. Une des caractéristiques propre à tous ces cas est le fait que les collecteurs de champignons, pensant bien connaître les espèces, n'ont pas fait vérifier leurs collectes par des contrôleurs. Ceci démontre qu'il ne faut en aucun cas renoncer à demander l'avis d'un expert en champignons diplômé.

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