En Suisse, on a recensé 150'000 personnes souffrant de l'apnée du sommeil. La maladie se traduit par des ronflements, des arrêts respiratoires et par une fatigue dans la journée. Le dépistage se faisait essentiellement chez les hommes car on pensait que les femmes étaient moins touchées. Or, de nouvelles études ont montré que ce n'est pas le cas.
L'apnée du sommeil était simplement moins souvent recherchée chez les femmes et donc moins souvent traitée. Des études épidémiologiques ont montré qu'un tiers des femmes sont concernées. En Suisse, elle a été diagnostiquée chez seulement 13% des femmes.
Chez les femmes, la maladie se traduit pas des symptômes atypiques et moins évidents comme les insomnies, le syndrome des jambes sans repos, des maux de tête matinaux ou des dépressions. «Les études montrent que l'apnée du sommeil est sous-diagnostiquée chez les femmes», a expliqué le professeur et pneumologue Robert Thurnheer. En outre, le risque est deux fois et demi plus élevé après la ménopause.
Si elle n'est pas traitée, l'apnée du sommeil diminue l'espérance de vie des individus. Elle se traduit par un risque plus élevé d'infarctus. Or, un traitement efficace existe: la thérapie CPAP (Continuous Positive Airway Pressure) avec un masque respiratoire aide à retrouver un sommeil normal et améliore la qualité de vie.
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