mercredi 16 janvier 2013

Le Parti libéral-radical veut doper le réseau ferroviaire suisse

16.01.2013 09:59


Le Parti libéral-radical plaide pour un renforcement des infrastructures ferroviaires, surtout sur l'axe est-ouest, avec des train fonçant à 160 km/h entre Genève et St-Gall d'ici 2040.

Des trains doivent circuler tous les quarts d'heure entre Genève et St-Gall d'ici 2040, à une vitesse allant jusqu'à 160km/h, estime le PLR. Le parti a présenté mardi ses propositions pour développer les infrastructures routières et ferroviaires suisses. Les usagers du rail et de la route devront passer davantage à la caisse.

Il faut trouver des solutions pour faire face à l'augmentation croissante de la population, à un nombre de pendulaires en hausse et à la saturation des réseaux routier et ferroviaire, ont dit devant les médias à Berne Philipp Müller, président du Parti libéral-radical, et Gabi Huber, cheffe du groupe parlementaire. Le projet de financement et d'aménagement de l'infrastructure ferroviaire (FAIF), sur lequel la commission des transports du National est entrée en matière mardi à l'unanimité, offre des réponses, a estimé le conseiller national vaudois Olivier Français.

Axe est-ouest

Mais il faut anticiper en pensant à plus long terme, à l'horizon 2040. Comme un axe nord-sud "performant" existe avec les nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA), l'accent doit être mis sur l'axe est-ouest entre Genève et St-Gall. Dans son papier de position qui sera soumis aux délégués le 2 février, le PLR réclame une augmentation de la cadence afin que des trains circulent chaque quart d'heure. Des nouvelles lignes doivent être construites pour résoudre les problèmes de capacité, notamment entre Genève et Vauderens (FR) ou entre Zurich et Winterthour (ZH).

Olivier Français évoque la possibilité de creuser des tunnels afin d'obtenir un tracé plus direct entre Lausanne et Berne. Sur certains tronçons, les trains doivent pouvoir circuler à 160 km/h, voire 180km/h. "Aujourd'hui, on roule à 80-100 km/h sur une grande partie du réseau", regrette le Vaudois. En outre, réduire les temps d'arrêt dans les grandes gares comme Lausanne, Berne ou Zurich permettrait de gagner sept minutes entre Lausanne et St-Gall.

Lourde facture

Les coûts d'un tel projet ne sont pas mentionnés dans le papier de position. Selon Olivier Français, ils pourraient se situer dans le même ordre de grandeur que les NLFA, que la Confédération évalue à 18,7 milliards de francs. L'usager devra participer au financement de ces améliorations, par exemple en payant plus cher son billet. Le parti évoque aussi une diminution des déductions destinées aux pendulaires.

Le PLR se réjouit de la création d'un nouveau fond d'infrastructures ferroviaires proposé par le Conseil fédéral. Mais il demande que ce fonds soit limité dans le temps pour que ses effets puissent être évalués. Le parti réclame un outil similaire pour la route.

Cette série de mesures arrive alors que, précisément, après le Conseil des Etats, la Commission des transports du National discute d'allouer ou non 6, 4 milliards de francs pour financer les projets du rail  2025. Pour le PLR, c'est une manière d'occuper le terrain sur le thème des transports et de son mode de financement.

ats/nr



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