Le record qui avait suivi l'introduction de la libre circulation des personnes avec l'Union européenne (UE), avec près de 100'000 nouveaux arrivés pour la seule année 2008, n'a pas été atteint. En revanche, le solde migratoire avec l'Union européenne a encore augmenté de 5%, bien que le Conseil fédéral ait décidé en mai de limiter l'afflux de citoyens européens en actionnant la «clause de sauvegarde».
Boom des demandes de courte durée
Le détail montre que la poussée migratoire est venue essentiellement de l'UE, plus précisément de ses huit nouveaux membres d'Europe centrale et orientale (UE-8). Le Conseil fédéral a limité, depuis mai, les autorisations de séjour de longue durée (catégorie B) accordées à ces pays. Mais cette limitation s'est soldée par une forte hausse des autorisations de courte durée.
Ces dernières ne sont pas contingentées, de sorte qu'entre mai et novembre 2012, la Suisse a enregistré 9000 demandes d'autorisations de séjour de courte durée en provenance des pays de l'UE-8. D'ici mai 2013, la limite qui permettrait au Conseil fédéral de limiter à leur tour les autorisations de courte durée devrait donc être franchie.
Contingents ou mesures d'accompagnement
La majorité des partis gouvernementaux se fait fort de réclamer de nouvelles restrictions, même si celles-ci sont susceptibles de fâcher l'UE. Le président du PLR Philipp Müller estime dans le Bund que le Conseil fédéral devra invoquer une nouvelle fois la clause de sauvegarde et contingenter les séjours de courte durée. Un avis partagé par le PDC et l'UDC.
Seul Christian Levrat ne tient pas l'idée pour bonne. Un nouveau contingent n'apportera rien: mieux vaudrait agir, selon le président du PS, via les «mesures d'accompagnement». Introduites en 2004, celles-ci doivent protéger les travailleurs contre le risque de sous-enchère lié à la libre circulation des personnes. (Newsnet)
Créé: 11.01.2013, 07h52
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