Après le non de l'Allemagne à l'impôt libératoire et les accords Facta avec les Etats-Unis, on peut s'attendre à ce que l'UE aspire bientôt à une solution d'ensemble pour instaurer l'échange automatique d'informations, poursuit-il. «Je vois cela comme une chance de changer de stratégie.»
Pas chaque transaction
Le conseiller national propose une combinaison entre impôt libératoire pour les sommes déjà placées en Suisse et «un échange automatique d'informations simplifié». Par cette formule, le politicien entend le fait de contraindre les banques à fournir un seul relevé de compte aux autorités fiscales en fin d'année et non plus d'annoncer chaque transaction.
«La Suisse serait bien avisée de définir avec l'UE un standard international pour l'échange automatique d'informations qui nous soit bénéfique», ajoute Lorenz Hess. Le vice-président du PBD a bon espoir que la ministre des finances de son parti, Eveline Widmer-Schlumpf, mette en discussion un modèle correspondant.
Il n'en a certes pas la conviction, mais il souligne que la direction de son parti entretient des contacts permanents avec sa conseillère fédérale. Alors qu'elle était encore présidente de la Confédération, peu avant Noël, la Grisonne avait du reste évoqué le fait que la Suisse était prête pour une certaine forme d'échange d'informations.
En privé, «en cercle restreint», beaucoup de politiciens bourgeois se disent en faveur de négociations sur un échange automatique d'informations. Ceux-ci ne veulent toutefois pas s'exposer.
A l'intérieur de son propre parti, le groupe parlementaire et la direction se sont rangés derrière sa proposition après une rapide discussion. Tel fut même le cas du président du PBD, le conseiller national Martin Landolt (GL) qui travaille comme conseiller à l'UBS.
Attitude dure réclamée
Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s'est exprimé en faveur d'une toute autre stratégie dans une interview parue samedi dans le «Tages-Anzeiger» et «Der Bund». Le ministre de l'économie libéral-radical revendique le maintien d'une ligne dure. Sinon la Suisse devra faire plus de concessions que nécessaire.
Le ministre de l'économie s'est «rendu compte avec irritation que les parties concernées prennent position ouvertement et invitent ainsi alliés et adversaires à en faire usage». Johann Schneider-Ammann pense aux banques privées, qui depuis quelques temps ne rejettent plus catégoriquement l'échange automatique d'informations.
(ats/Newsnet)
Créé: 27.01.2013, 11h46
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