Sondage La Justice doit-elle utiliser les résultats de ces tests?
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Visages blancs et noirs
Il a successivement confronté des individus ayant une image négative des personnes de couleur à des photos de gens blancs et noirs. Ensuite, le chercheur a mesuré l'activité dans leur zone cérébrale qui s'occupe de la reconnaissance des visages. «Les schémas d'activité cérébrale pour les visages blancs et noirs se différencient davantage chez les personnes à tendances xénophobes que chez celles sans stéréotypes», explique Tobias Brosch.
Méthode pas au point
Selon lui, un grand nombre d'avocats américains attendent avec impatience que cette méthode du «Brain Imaging» s'améliore pour l'utiliser devant les tribunaux. En Suisse, des bases légales font défaut. En effet, une personne qui subit un scanner cérébral n'a pas le contrôle total de soi. «Personne ne peut s'accuser soi-même sous cette condition», explique le criminologue Martin Killias. Ce dernier rappelle également que cette méthode va à l'encontre de la convention européenne des droits de l'homme. L'avocat Walter Mathys est lui aussi très sceptique quant à l'utilisation du «Brain Imaging» dans la criminalistique: «Ces méthodes ne sont pas encore au point. Il existe aussi la crainte que la protection de la personnalité soit bafouée et que les personnes deviennent des objets.» Walter Mathys rappelle également que le racisme, comme le terrorisme, n'était pas une maladie que l'ont peut diagnostiquer médicalement et soigner.
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