par Olivia Fuchs/ats - Un avant-projet de loi vise à informer les victimes du suivi de leur agresseur. Des avocats sinsurgent.«Informer la victime des étapes du parcours de son agresseur compromet sa réinsertion. Il y a
un droit à loubli pour la victime mais aussi pour le condamné.» Pour lavocate genevoise Yaël Hayat, la modification du Code pénal élaboré par la commission des affaires juridiques du National «sinscrit en marge de lesprit de la loi. Jespère vivement que cet avant-projet sera rejeté. Il ne fait que renforcer le système victimaire en bafouant les intérêts de tous.» Un point de vue que partage le bâtonnier de lOrdre des avocats genevois. En octobre dernier, François Canonica avait qualifié ce projet de «honteux racolage populiste» dans «Le Matin».
Des positions qui tranchent en regard des avis positifs des partis consultés à Berne. La proposition fait en effet lunanimité, à lexception des Verts. Le parti estime que des renseignements quasi systématiques risquent de poser des problèmes de resocialisation au condamné libéré.
Pour lorganisation daide aux victimes Der Weisse Ring, en revanche, «il est important de savoir où travaille lauteur quand il est mis en liberté conditionnelle». En juin 2011, lévasion dun assassin et violeur bernois de la prison neuchâteloise de Gorgier avait défrayé la chronique. Le fait que naient pas été informées les victimes de cet homme jugé dangereux avait fait lobjet de longs débats dans la presse.
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