D'où sortent ces chiffres? Ils ont été mis en ligne par le conseiller national Cédric Wermuth (PS/AG) qui a décidé de faire toute la transparence sur ses rémunérations en 2012. On peut consulter son décompte sur son site internet.
On constate que l'élu gagne le plus pendant les sessions de printemps, d'été, d’automne et d'hiver. Celles-ci, rappelons-le, se déroulent sur trois semaines. L'élu siège à temps complet à Berne. Les journées sont chargées car s'ajoutent des réunions de parti, des rencontres avec des organisations et parfois des séances urgentes de commission.
Rémunération brute et nette
Cédric Wermuth estime qu'en moyenne il gagne 9500 francs par mois, une fois qu'il a déduit notamment sa cotisation de prévoyance professionnelle. Si on déduit aussi les autres frais (repas, hôtels, téléphones, etc), l'élu estime qu'il touche finalement entre 70'000 et 80'000 francs par année. Son taux d'activité? Il l'estime entre 80 et 100%. Il ajoute qu'il bénéficie d'un abonnement CFF première classe gratuit ainsi que d'un ordinateur et d'un support informatique assuré par les services du Parlement.
Les chiffres officiels
Ce strip-tease financier est inhabituel sous la coupole. On en reste en général aux chiffres forfaitaires qui sont déclinés sur le site du Parlement et qu'on peut consulter à cette adresse.
Cédric Wermuth, ancien président des jeunesses socialistes, aime bien mettre le bâton dans la fourmilière. Il avait déjà détonné lors de sa candidature au National en publiant sa déclaration d'impôt.
Un vert et un PLR tombent le voile
D'autres élus, en Suisse alémanique, ont déjà réagi. Le conseiller national Balthasar Glättli (Vert/ZH) fait la lumière sur le détail de ses indemnités personnelles sur son site internet.
Et à droite? La transparence financière n'est pas vraiment une vertu cardinale car elle heurte la protection de la sphère privée. Le conseiller national Christian Wasserfallen (PLR/BE) fait exception. Il publie ses indemnités sur son site internet même s'il n'entre pas dans les détails comme ses deux collègues de gauche.
Réactions positives mais...
Les réactions à cette transparence sont plutôt positives sur les réseaux sociaux. Certains font cependant remarquer qu'il serait surtout intéressant de savoir combien gagnent les parlementaires quand ils acceptent en sus des mandats de sociétés privées ou para-publiques. (Newsnet)
Créé: 15.01.2013, 11h36
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