vendredi 1 février 2013

Ambulances lassées de jouer au taxi

par Annette Hirschberg/Olivia Fuchs - Un nombre croissant de jeunes appellent une ambulance pour ramener leurs amis alcoolisés à la maison au lieu de s'en occuper eux-mêmes. Un nouveau phénomène, nommé «taxi 144», gagne du terrain en Suisse. Selon un ancien employé du service de protection et de sauvetage de la ville de Zurich, près de la moitié des interventions du week-end sont des courses «taxi 144», soit environ 25 cas. Ces patients finissent leur nuit à l'hôpital alors qu'ils n'ont pas réellement besoin d'être pris en charge médicalement.

Pour la grande majorité, un simple lit pour cuver suffirait. Conséquences pour le service d'urgence: pénurie du personnel soignant et d'ambulances. Le porte-parole du service de protection et de sauvetage confirme qu'un nombre croissant de jeunes gens ivres sont abandonnés par leurs amis.

Une intervention à 1200 francs

Les cantons de Bâle, Berne et Lucerne connaissent eux aussi le phénomène «taxi 144». «Durant les cinq dernières années, le nombre de jeunes qui ont été abandonnés à leur sort a fortement augmenté», confirme Peter Salzgeber, commandant de la police sanitaire de Berne. Reste que ces interventions ne sont pas gratuites: «Sur les 1200 francs de frais, les assurances maladie de base prennent en charge 500 francs par année. Le reste est à la charge du patient», explique Peter Salzgeber.

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