mardi 19 février 2013

La police genevoise travaillera jusqu'à 3heures

Pour lutter contre le tapage nocturne, les agents de police municipale (APM) de la Ville de Genève travailleront dès le 1er juin les jeudis, vendredis et samedis jusqu'à 3 heures du matin, au lieu de minuit. Communes et canton ont annoncé en janvier l'extension des compétences des APM afin de recentrer leur mission sur les tâches sécuritaires. Le nouveau conseiller administratif de la Ville de Genève Guillaume Barazzone a présenté mardi devant les médias sa réforme, qui vise à renforcer la présence des APM sur le terrain et à lutter contre le bruit, la petite délinquance et les chauffards.

Thème d'actualité, la lutte contre le tapage nocturne passe par l'allongement des horaires des APM, qui patrouilleront par trois au minimum à la fermeture des bars. Si le magistrat en charge de la sécurité compte sur le dialogue pour calmer le jeu, il précise que les APM pourront verbaliser les fêtards. La police municipale a reçu 505 appels pour des nuisances sonores sur le domaine public en 2012.

Hausse des effectifs

Afin de permettre aux APM de se recentrer sur leurs missions prioritaires, la fermeture des parcs, l'ouverture des chaînes et l'enlèvement de véhicules sur les marchés sont transférés à d'autres services. Cette mesure permet de dégager 400 heures de travail par mois. Dès le mois de mars, une nouvelle main courante permettra de suivre au plus près les besoins du terrain.

A l'instar de ces prédécesseurs, Guillaume Barazzone préconise une hausse des effectifs. Il demandera 25 postes de plus par exercice budgétaire afin de passer de 136 agents actuellement à 200 en 2016. Et il recherche des locaux pour ouvrir deux nouveaux postes de quartier, à Champel et aux Acacias.

Comme annoncé en janvier et pour autant que le Grand Conseil modifie la loi, les APM pourront aussi verbaliser les détenteurs de stupéfiants, interpeller les organisateurs de jeu de bonneteau et effectuer des contrôles de vitesse et d'alcoolémie. En outre, ils pourront procéder à des auditions et transmettre leurs rapports directement à la justice, sans passer par la police cantonale. (ats/Newsnet)

Créé: 19.02.2013, 14h48

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