Il a précisé à la radio RMC qu'il existait «une disposition réglementaire qui prévoit qu'on puisse faire le don de produits qui ont connu un défaut d'étiquetage». «Ensuite, c'est aux associations de décider si oui ou non elles acceptent ces dons», a-t-il poursuivi.
Mais «ceux qui bénéficieront de ces produits alimentaires ont droit à la réalité sur ce qu'ils mangent», a insisté le ministre. Le scandale a éclaté début février lors de la découverte dans des plats cuisinés surgelés de la marque Findus de viande de cheval à la place de viande de boeuf. L'affaire a essaimé dans toute l'Europe, touchant, outre le géant Findus, d'autres grandes marques comme les charcuteries Fleury Michon, les géants de la grandes distribution Carrefour et Intermarché ou encore la société de surgelés Picard et même la chaîne Ikea, les obligeant à retirer des milliers de plats cuisinés de la vente.
«On peut aussi comprendre que les associations refusent»
Le ministre a toutefois reconnu qu'un tel don pouvait être coûteux pour les associations caritatives, notamment dans le cas des produits surgelés qui nécessitent un transport frigorifique.
«On peut aussi comprendre que les associations refusent», a-t-il admis.
Dans la foulée du PDG de Picard, Philippe Pauze, qui a estimé dans la matinée que d'autres fraudes étaient à prévoir, M. Hamon a reconnu que dans la mesure où les contrôles étaient étendus dans les filières alimentaires, la découverte de nouveaux cas frauduleux ne pouvait être exclue.
Le ministre a également confirmé qu'il allait renforcer les sanctions contre les auteurs de tromperie économique dans l'alimentaire et qu'un projet de loi en ce sens serait présenté en avril avec une «multiplication par dix du niveau des amendes payées actuellement».
«On réfléchit, aussi, à une autre solution qui pourrait être de faire payer une pénalité correspondant à 10% du chiffre d'affaires de la société», a-t-il prévenu.
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