La Confédération se base de son côté sur des chiffres nettement inférieurs, ne prenant en considération ni les employés de l'agriculture et de l'économie domestique, ni l'ensemble des salaires pour calculer le seuil des bas salaires.
Plus d'un tiers des personnes touchant un bas salaire sont titulaires d'un certificat fédéral de capacité (CFC) et une grande partie d'entre elles travaillent dans le secteur du commerce de détail. «Un apprentissage ne représente plus la garantie d'un emploi décemment rémunéré», dénonce Paul Rechsteiner, le président de l'USS.
Les femmes sont également particulièrement touchées par la problématique, puisque 15,8% d'entre elles perçoivent un bas salaire, contre 6,1% pour les hommes. Cette différence de salaire, importante en comparaison internationale, est en très grande partie imputable à la discrimination salariale que les entreprises leur font subir par rapport aux hommes, estime l'USS.
L'an dernier, l'Union syndicale suisse a déposé une initiative sur les salaires minimums. Celle-ci demande à la Confédération et aux cantons d'encourager les conventions collectives de travail (CCT). Mais pour les secteurs où cela n'est pas possible, un salaire minimum de 22 francs de l'heure, soit 4000 francs pour 42 heures hebdomadaires, devrait être introduit.
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