mercredi 13 février 2013

Une troisième expertise peu favorable à Varone

La troisième expertise de la pierre que le commandant de la police valaisanne Christian Varone avait emportée en juillet 2012 semble attester de sa valeur historique. C’est ce qui filtre aujourd'hui dans les milieux proches de l’affaire, à la veille du procès d’Antalya. Le procès du commandant avait été reporté le 27 novembre dernier par le tribunal, qui disposait alors de deux expertises, une étayant la valeur historique de la pierre, l’autre pas. Cette contradiction avait engagé la Cour à demander un avis supplémentaire. Ce troisième avis serait donc contraire à la version de la défense, qui considère la pierre comme une simple pierre de peu d’importance.

L’avocat turc Bilal Kalaci a déjà défendu une douzaine de clients pris dans des affaires similaires dans son pays. Dans deux cas, qui lui semblent très proches de celui de Christian Varone, les peines ont été de six et huit mois d’emprisonnement. Toutefois elles n’ont jamais été exécutées car les gens étaient rentrés dans leur pays: «Mais ils ne peuvent pas revenir en Turquie car ils seraient emprisonnés», précise-t-il.

On connaît également le nom du président du Tribunal qui doit juger la cause. Il s’agit de Suleyman Teke, un juge dont la réputation est d’être équitable et dont les verdicts sont souvent confirmés en appel.

Enfin, des journalistes turcs qui suivent cette affaire, s’attendent à ce que l’avocate de Christian Varone tente d’obtenir un nouveau report du procès. (Le Matin)

Créé: 13.02.2013, 15h33

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