Il a même voulu porter plainte contre les autorités de la commune pour l'avoir laissé tuer son enfant, a rappelé le procureur. Il se prend pour le juge et le bourreau et n'a accordé aucune importance à la vie de son enfant.
Fils «sacrifié»
«Il a sacrifié son fils pour gagner son combat contre son ancienne partenaire», a encore lancé le procureur. Le magistrat a dit être persuadé qu'à l'avenir le prévenu va encore «tuer des enfants sans prévenir». Cet homme est «une bombe humaine à retardement».
Le procureur a requis une peine de prison à vie. Il requiert aussi l'internement, car le risque de récidive est grand. Sans cette mesure, il pourrait sortir de prison à environ 75 ans, rencontrer une femme et revivre la même situation.
Depuis la tentative de meurtre de son premier fils en 1990, toutes les thérapies ont échoué, a dit le procureur. L'homme souffre de troubles paranoïaques et narcissiques, mais il est responsable de ses actes et n'est pas guérissable, selon le rapport psychiatrique.
Meurtre, selon la défense
L'avocat de la défense a plaidé pour une peine de sept ans de prison. Il doit être condamné pour meurtre. Le meurtre d'un enfant est terrible, mais chaque meurtre d'enfant n'est pas un assassinat, a-t-il dit aux juges.
Le prévenu ne sait pas comment il a tué l'enfant, a poursuivi l'avocat. Il a voulu protéger l'enfant contre une vie que le père ne considérait pas être la bonne pour son fils, a expliqué la défense.
Selon l'acte d'accusation, le prévenu a étranglé son fils dans une chambre d'hôtel à Winterthour en février 2010. Il craignait que la mère de l'enfant, une Brésilienne, l'emmène dans son pays d'origine. Le jugement sera rendu ultérieurement. (ats/Newsnet)
Créé: 21.03.2013, 17h40
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