«L'idée que tous les jeunes pratiquent le harcèlement (...) grâce aux possibilités nouvelles est très éloignée de la réalité», affirme Sonja Perren, de la Haute Ecole pédagogique de Thurgovie. Les études menées auprès de 950 jeunes de 13 à 14 ans du Tessin, du Valais et de Thurgovie démontrent que le phénomène est trois fois moins fréquent que le harcèlement dans la vie réelle.
Prolongation du mobbing traditionnel
Le cybermobbing ne représente qu'une prolongation du mobbing traditionnel et non un phénomène distinct, indiquent les chercheurs. Selon eux, les jeunes s'adonnant au harcèlement dans le cyberespace se sont déjà faits les auteurs de comportements agressifs et antisociaux dans la vraie vie.
Les premiers concernés déclarent eux-mêmes ne pas plus redouter le cybermobbing que le harcèlement traditionnel. Les attaques massives touchant de nombreuses personnes de façon anonyme ne se produisent d'ailleurs presque jamais, renchérit Sonja Perren.
Intégrer à la prévention classique
En conclusion, il n'est pas nécessaire de prévoir des mesures spécifiques pour lutter contre le phénomène, estiment les chercheurs. Ils préconisent plutôt d'intégrer le cybermobbing dans la prévention classique «en rendant les élèves, les enseignants et les parents attentifs à leur part de responsabilité».
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