Le recours a été déposé jeudi, a indiqué à l'ats l'avocat vaudois mandaté par Saleh Zahaf. Le Libyen «conteste totalement les allégations selon lesquelles la reconnaissance de dette aurait été obtenue sous la contrainte. Ça ne tient pas debout et il n'y a aucune preuve», a précisé l'avocat.
A la mi-février, le juge de paix du district de Nyon (VD) avait estimé que Rachid Hamdani ne devait pas payer les 140'000 dollars réclamés par Saleh Zahaf. Il avait retenu les arguments de la défense selon laquelle la signature du document avait été extorquée à quelqu'un dans une situation de détresse.
Le recours «est assez désolant parce que Rachid Hamdani aimerait tourner la page de cette sombre période», a commenté Nicola Meier, conseil de l'ancien otage. Mais «nous n'avons aucune crainte sur l'issue recours», ajoute-t-il.
Etablir les conditions
Pour mémoire, Rachid Hamdani ne conteste pas avoir signé la reconnaissance de dette mais affirme qu'il faut se rappeler dans quelles circonstances et qu'il ne voyait plus que cette solution pour rentrer chez lui. Saleh Zahaf prétend de son côté avoir fourni un réel travail et avoir risqué sa vie à cette tâche.
En 2008, le régime du colonel Kadhafi a retenu Rachid Hamdani et Max Göldi en otage pour se venger de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi à Genève. Les deux hommes ont été libérés en février et en juin 2010.
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