«Ce type d’endroits, c’est une véritable catastrophe», lance Dominique Mengolli, qui possède un élevage membre du Club suisse des chiens de races naines à Bremblens (VD). «Les chiennes y sont enfermées dans des cages qu’elles ne quittent jamais et portent tous les six mois. En quelques années, elles sont complètement détruites. Quant aux chiots, ils ne reçoivent pratiquement aucun soin, sont peu ou pas sociabilisés et sont séparés de leur mère alors qu’ils ont à peine quelques semaines.»
Problèmes de santé
Outre les problèmes de comportement que cela peut induire, de nombreux problèmes de santé sont à signaler. Il n’est pas rare que les chiots meurent quelque temps après l’acquisition, rappelle Vier Pfoten. Mais pourquoi diable acheter des chiots dont l’origine est douteuse? Pour des questions de coût, bien sûr. «Certaines personnes achètent des chihuahuas 300 euros en Europe de l’Est, puis les revendent jusqu’à 1800 francs en Suisse. De mon côté, je vends mes chiots 2600 fr. Cela peut paraître élevé à certains, mais ce sont des animaux qui sont bien sociabilisés, qui ont été vaccinés et, surtout, qui possèdent un pedigree de la Société cynologique suisse. Cela reste la seule garantie que le chien provient véritablement d’un élevage suisse.»
Alors que le colportage des chiots, soit les vendre sur des parkings ou dans la rue, sera interdit dès le 1er mai, Vier Pfoten réclame une réglementation unifiée dans toute l’Europe en ce qui concerne le puçage des chiens. Selon l’association, seule une collaboration étroite entre pays européens permettra de lutter contre le trafic de chiots.
(Le Matin)
Créé: 22.03.2013, 12h55
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