dimanche 10 mars 2013

La vague de Fukushima agite encore nos élus à Berne

Deux ans après la catastrophe de Fukushima, l'émotion publique s'estompe. Mais le chantier politique pour sortir la Suisse du nucléaire vient à peine de commencer. Réactions de conseillers nationaux romands L'émotion créée par la catastrophe de Fukushima s'efface, deux ans plus tard, selon un sondage. Mais «l'effet Fukushima» a lancé un mouvement de fond dans la politique suisse. Et il ne semble pas prêt de s'arrêter.

La décision de principe du Conseil fédéral de sortir la Suisse du nucléaire a été rapide en 2010: quelques semaines à peine après l'accident japonais. La majorité du parlement a suivi dans les mois suivants. Mais les décisions concrètes se font attendre. «La politique avance lentement en Suisse et cette sortie prendra des années», avertit le conseiller national Antonio Hodgers (Verts/GE).

Les Verts et le PS aimeraient inscrire dans la Constitution, via leurs initiatives populaires, une sortie rapide du nucléaire. Ils souhaitent débrancher sans attendre les vieux réacteurs comme Beznau (AG) ou Mühleberg (BE).

Mouvement de fond

Les partis bourgeois admettent le principe de la sortie du nucléaire - à l'exception de l'UDC. Mais leur agenda est beaucoup plus large et la stratégie énergétique 2050 de Doris Leuthard laisse ouverte la question des coûts. «Lorsque le peuple pourra décider sur la base de vrais chiffres, nous aurons enfin un débat serein», se réjouit le conseiller national Guy Parmelin (UDC/VD).

L'effet Fukushima n'est plus là, mais il a déclenché un mouvement de fond en Suisse. «Il est désormais impensable de revenir en arrière, au stade d'avant Fukushima, lorsque la Suisse voulait construire de nouvelles centrales», estime Luc Barthassat (PDC/GE). Fukushima a tout changé. Mais pour combien de temps? (Newsnet)

Créé: 11.03.2013, 07h18

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