samedi 2 mars 2013

Les socialistes s'opposent à l'élection du Conseil fédéral par le peuple

02.03.2013 15:43 Les délégués socialistes ont suivi les recommandations de la direction de leur parti. [Georgios Kefalas - Keystone]Les délégués socialistes ont suivi les recommandations de la direction de leur parti. [Georgios Kefalas - Keystone]
Les délégués du Parti socialiste se sont opposés à l'initiative UDC réclamant une élection du Conseil fédéral par le peuple, samedi lors d'une assemblée à Soleure.

A l'issue d'un débat nourri, les délégués socialistes ont balayé samedi à Soleure l'initiative de l'UDC réclamant que le Conseil fédéral soit élu par le peuple.

Le texte, qui sera soumis en votation populaire le 9 juin, a recueilli 153 non contre 6 oui et 6 abstentions.

"Eviter le populisme"

La direction du parti avait plaidé contre l'initiative, estimant que l'élection du gouvernement par le peuple risque de renforcer le populisme et le rôle de l'argent dans les campagnes électorales. Elle pourrait aussi porter atteinte à la collégialité, d'autant que les conseillers fédéraux pourraient être instrumentalisés à des fins électorales. En outre, les candidats tessinois et romands se trouveraient en confrontation directe.

Chef du groupe socialiste aux Chambres fédérales, Andy Tschümperlin a mis en avant le risque de personnalisation de la politique. L'ex-conseiller national Jean-Claude Rennwald a dénoncé un "système pervers qui écrase les enjeux de fond et institue une campagne électorale permanente", comme en France.

Deux initiatives socialistes réclamant une élection du Conseil fédéral par le peuple avait été soumise en votation populaire en 1900 et 1942. Toutes deux avaient été balayées.

ats/bri


Christoph Blocher comparé à Silvio Berlusconi

Lors de son discours, Christian Levrat a comparé Christoph Blocher à Silvio Berlusconi. Le vice-président de l'UDC et le chef de la droite italienne "défendent le plus souvent leur propre intérêt, parfois d'autres intérêts particuliers, presque jamais l'intérêt de l'Etat", a dénoncé le président du PS.
Faisant allusion à la campagne sur l'initiative contre les salaires abusifs, le Fribourgeois a énuméré les similitudes qu'il perçoit entre les deux hommes: "Milliardaire, ministre déchu, chef d'un parti miné par les scandales, magnat de la presse, isolationniste, clown drôle parfois, pathétique le plus souvent".
Christian Levrat a aussi accusé l'UDC et les libéraux-radicaux d'avoir défendu des privilèges durant la campagne sur les trois objets soumis au peuple dimanche.



Partager

0 comments:

Enregistrer un commentaire