Tous les Etats Schengen participent au système SIS II, soutenu financièrement par 22 des 27 pays de l'UE et les quatre membres de l'Association européenne de libre-échange (AELE: Suisse, Norvège, Liechtenstein et Islande). La Grande-Bretagne, l'Irlande et Chypre ne participent pas à l'espace Schengen, tout comme la Roumanie et la Bulgarie.
Demandes d'adhésion critiquées
Peu avant la rencontre, le ministre allemand de l'Intérieur Hans-Peter Friedrich a réaffirmé qu'il opposerait son veto à l'adhésion dans l'espace Schengen de ces deux pays du sud de l'Europe, dont la candidature est critiquée par plusieurs pays.
«Le moment n'est pas encore venu», a-t-il déclaré, appelant à garder une «vue politique d'ensemble». La France et les Pays-Bas ont aussi exprimé leurs doutes au sujet de l'intégration roumaine et bulgare, tandis que Simonetta Sommaruga affirmait comprendre les deux points de vue et espérer une solution.
De son côté, le ministre de l'Intérieur bulgare Tsvetan Tsvetanov a dit vouloir engager un dialogue ouvert et constructif, rappelant que son pays remplit les conditions nécessaires depuis 2011. Les décisions du ministère de l'Intérieur de l'UE concernant l'adhésion à l'espace Schengen se prennent à l'unanimité.
«Frontières intelligentes» au programme
Cette rencontre devait aussi permettre à la Commission européenne d'informer les ministres du projet «frontières intelligentes», qui a été dévoilé la semaine dernière. Ce programme permettra aux voyageurs des Etats tiers de faciliter leurs déplacements, tout en améliorant la surveillance des frontières.
Pour réaliser ce projet, la Commission doit introduire un système gérant les entrées et les sorties, ainsi qu'un programme enregistrant les personnes qui voyagent à travers des Etats tiers. Quelques Etats ont fait part de leurs doutes au sujet de la protection des données. (ats/Newsnet)
Créé: 07.03.2013, 13h18
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