La Commission du désarmement de l'ONU (CDNU) par exemple n'a pas réussi à émettre des propositions substantielles depuis 13 ans.
«La contribution de cette commission au processus de désarmement est sujette à caution», a déclaré l'ambassadeur de la Suisse auprès des Nations Unies, Paul Seger, lundi à New York, lors du débat général de la Commission du désarmement.
Et la CDNU n'est pas la seule en cause: la Conférence du désarmement, qui siège à Genève, est elle aussi paralysée et pourrait aller au-devant d'une nouvelle année de frustration, estime le diplomate, cité dans un communiqué de la représentation suisse à l'ONU.
Négociation dans l'impasse
Dans une résolution présentée en 2011 conjointement avec les Pays-bas et l'Afrique du Sud, la Suisse avait détaillé comment surmonter les obstacles institutionnels afin de relancer le travail de la Conférence du désarmement. La discussion est donc lancée, mais les efforts concrets font encore défaut.
Pour Peter Seger, une des raisons de cette impasse réside dans le fait que le désarmement nucléaire et celui des armes conventionnelles sont traités séparément. «L'absence de progrès dans un domaine paralyse l'autre», affirme le diplomate. M. Seger a suggéré à la commission de s'ouvrir aux propositions du Secrétariat général de l'ONU, du monde scientifique et de la société civile. (ats/Newsnet)
Créé: 01.04.2013, 23h03
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