La vitesse de détachement atteignait 50 millimètres par heure le 17 mai peu avant l'éboulement de la partie instable de la falaise du Rosselin. «Aujourd'hui, elle n'est plus que de 2 millimètres par jour pour le compartiment encore instable», a indiqué vendredi Jean-Daniel Rouiller, géologue cantonal valaisan.
Autant dire que, même avec des précipitations importantes, le détachement du reste de la falaise prendra beaucoup plus de temps que pour la première tranche, complète Jean-Daniel Rouiller.
Risque d'embâcle
Le géologue cantonal est un peu plus inquiet pour les matériaux retenus dans le lit du torrent situé sous la falaise. En effet, de très fortes pluies pourraient embarquer ces matériaux et provoquer un embâcle dans la rivière de la Fare située plus en aval.
Mais là aussi, la situation est sous contrôle: un instrument de mesure différentielle du débit de la Fare a été installé, relève Dominique Meizoz, responsable technique de la commune de Riddes. Si le débit devient plus faible en aval, cela signifierait qu'un bouchon s'est créé plus haut et une alarme est alors transmise.
Ce dispositif s'ajoute aux deux extensomètres mesurant l'écart entre la partie stable et celle instable de la falaises et reliés à un appareil GSM. L'ensemble de ces données sont accessibles online pour les géologues et la commune de Riddes.
Sites sous surveillance
De plus, une station pluviométrique avec un système d'alerte a été installée dans les environs du site mercredi. «Un premier seuil a été fixé dès que les 10 millimètres par heure seront dépassés», précise Jean-Daniel Rouiller.
En Valais, une vingtaines de sites d'instabilité de terrain sont sous surveillance. Certains ne bougent pas, d'autres se mettent en mouvement subitement après des années d'immobilité, comme la falaise du Rosselin à Riddes.
Premier éboulement: (ats/Newsnet)
Créé: 31.05.2013, 14h17
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