La SEC Suisse pourra représenter les intérêts des employés de manière plus efficace en étant indépendante, a estimé l'association dans un communiqué diffusé vendredi.
L'accord entre la Suisse et Washington permet aux banques de communiquer sur les personnes impliquées dans les activités des établissements concernés aux Etats-Unis. De nombreux employés verront ainsi leur nom livré au fisc américain, parmi lesquels certains n'occupent que des postes purement administratifs, souligne le SEC Suisse.
Un accord a été négocié entre l'Association suisse des employés de banque (ASEB), l«Association suisse des banquiers (ASB) et l«association patronale des banques en Suisse (AP Banques), pour leur obtenir des garanties contre les conséquences en Suisse de cette livraison.
Pas informée
La SEC Suisse regrette de ne pas avoir été informée des tractations ayant mené à cette convention. L'association n'est pas disposée à soutenir un accord auquel elle n'a pas pu participer et c'est la raison pour laquelle elle a décidé de résilier son partenariat social avec les banques.
Selon l'ASEB, en vertu de cette convention conclue avec l'ASB et AP Banques, les éventuels dommages liés à la livraison des données des employés devraient être au moins en partie réparés par les employeurs. Les droits des salariés d«entamer des poursuites contre leur employeur pour violation de la protection de leur personnalité restent en outre entiers.
Mieux seule
Dans ce contexte, l'association est convaincue que les intérêts des employés seront mieux défendus, si elle peut agir de manière indépendante, plutôt qu'en étant liée par un partenariat social peu fiable. Sur les quelque 55'000 membres que compte la SEC Suisse, environ 8000 sont employés dans le secteur bancaire, a indiqué à l'ats son président Daniel Jositsch.
La SEC Suisse invite par ailleurs le Parlement à accorder une haute priorité à la protection des employés de banque, lors des débats concernant cette solution avec Washington. «Il est inconcevable que des employés qui n«ont enfreint aucune loi en vigueur soient sacrifiés pour les intérêts de la finance», conclut-elle.
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