La Suisse connaît une économie diversifiée et fortement liée à l'exportation, ce qui explique sa «robustesse hors-norme», explique l'IMD. Elle possède en outre une «plate-forme efficiente de petites et moyennes entreprises à haut niveau de productivité et innovantes», relève l'IMD.
Constance et résilience
Les facteurs qui ont permis à la Suisse de caracoler dans le haut du classement sont sa constance et sa prévisibilité. Sa capacité à se montrer résiliente face aux cycles économiques et à la crise a aussi joué en sa faveur.
Le succès helvétique vient également du coût du capital encourageant le développement des affaires ainsi que les incitations positives destinées aux investisseurs étrangers. De plus, les activités économiques sont stimulées par une loi du travail attrayante.
La Suisse revendique encore un système éducatif de haut niveau, qui valorise toutes les filières et le transfert de connaissances entre les entreprises et les universités. Ces avantages lui permettent de maintenir des taux de chômage bas.
Zone euro dans l'austérité
Parmi les dix premiers du classement, deux autres pays européens tirent leur épingle du jeu pour principalement les mêmes raisons que la Suisse: la Suède, 4e, et l'Allemagne, 9e. Leur bilan contraste avec une zone euro qui s«enfonce dans la récession et les programmes d'austérité.
L«Italie (44e), l«Espagne (45e) et le Portugal (46e) en ressentent fortement les effets. Ils reculent de plusieurs rangs et enregistrent des taux de chômage préoccupants. Perdante aussi, la France pointe à la 28e position. Le Royaume-Uni arrive 18e.
En tête du classement, les Etats-Unis retrouvent leur position de leader. Leur économie est dopée par la reprise du secteur financier, les innovations technologiques et les entreprises performantes. Hong Kong, numéro un l'an dernier, descend à la 3e place.
Singapour, 4e en 2012, migre un rang plus bas. Le Japon gagne en revanche en compétitivité et se relève de trois rangs pour occuper la 24ème position.
Les BRICS sont inégaux. Alors que la Chine (21e) et la Russie (42e) gagnent des points, l'Inde (40e), le Brésil (51e) et l'Afrique du Sud (53e) font figure de perdants. Mais les pays BRICS restent des Etats remplis d'opportunité, relève l'IMD. Les pays émergents sont tributaires de la reprise de l'économie mondiale, qui semble retardée.
Défis à relever
Dans ce contexte, reste à savoir si la Suisse sera capable de maintenir ses performances économiques, se demande l'IMD. Les défis à relever sont importants. L'an dernier, ses exportations de marchandises et de services ont reculé, lésées par la force du franc.
La Suisse, qui représente 0,9% du PIB mondial, n«a pas toujours les moyens de résister face aux pressions extérieures, notamment dans les domaines fiscal et bancaire. Elle doit réussir à préserver ses performances économiques alors qu«elle n«a jamais été aussi vulnérable politiquement.
Parallèlement, elle doit demeurer immunisée face aux conséquences de la crise économique et sociale que traversent ses partenaires commerciaux.
Le rapport 2013 de l'IMD a évalué la compétitivité de 60 pays sur la base de 333 critères. Deux tiers des données proviennent de statistiques nationales et internationales.
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