La Suisse néchappe pas à cette réflexion. Pour le socialiste Hans-Jürg Fehr, il est inadmissible «que nos cimetières comportent des pierres tombales fabriquées par des enfants ou dans des conditions de travail précaires». Le conseiller national et président de Solidar Suisse aimerait les faire interdire. Cette perspective est diversement perçue dans la branche.
Une interdiction pourrait être «économiquement fatale à certaines régions», estime Tobias Eckardt, de la Fédération suisse de la pierre naturelle. Il prône une coopération accrue avec les organismes de certification. Ernesto Ghenzi, président de lAssociation suisse des sculpteurs et tailleurs de pierres, est plus favorable à une telle mesure. «Les importations bon marché en provenance de Chine ou dInde menacent lindustrie locale. Lorsquun cimetière a une réglementation, nous pouvons sensibiliser nos clients à ce problème.»
Certaines villes ont pris les devants. Zurich refuse les matériaux fabriqués par des enfants. Rapperswil-Jona (SG) envisage même de nautoriser que des pierres indigènes. aia
LEGENDE : Lexploitation de mineurs est fréquente dans les carrières, ici en Inde.
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