Une étude de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) avait à ce sujet défrayé la chronique en 2009. La haute école avait comparé la réussite de ses étudiants selon leur gymnase de provenance. Les lycées et les fédérations d'établissements scolaires avaient critiqué le rapport, trompeur selon eux.
Orientation à améliorer
La CDGS considère toutefois que l'accès sans examens d'entrée aux universités doit être sécurisé sur le long terme. La communication entre gymnases et hautes écoles devrait notamment être améliorée.
En outre, les recteurs de lycées désirent mettre l'accent dans le futur sur l'orientation scolaire et professionnelle. Cette mesure devrait réduire le nombre d'interruptions et de changements de voies d'étude.
Investissements nécessaires
Les directeurs de gymnases concluent à l'occasion de ce jubilé que leurs établissements accomplissent leurs tâches «fondamentalement bien». L'écart de qualité séparant les écoles elles-mêmes ainsi que les cantons constitue leur principale inquiétude. Un début de solution pourrait être apporté par l'harmonisation des examens de maturité.
Le développement des gymnases exige cependant des investissements, ont souligné les directeurs. Ces derniers ont rappelé à ce sujet les économies «massives» effectuées entre 1995 et 2006. Les dossiers critiques auxquels les lycées sont aujourd'hui confrontés trouvent leur origine dans ces mesures d'épargne.
La Conférence des directeurs de gymnases suisses célèbre son 100e anniversaire avec un livre qui donne la parole à l'ensemble des rectrices et recteurs des quelque 160 établissements de Suisse. Le ministre de la formation Johann Schneider-Ammann sera présent aux manifestations de jubilé qui durent jusqu'à mercredi.
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