Ce déséquilibre a pour conséquence que le Conseil fédéral ne prend pas assez ses responsabilités lorsqu'il s'agit de concrétiser ses visions. Une approche plus décidée dans la conduite des dossiers serait bénéfique pour le gouvernement.
Principe juste
«Les votations et élections populaires constituent un principe essentiel de notre système démocratique», a-t-elle souligné. «Nos pays voisins, où le peuple choisit les chefs du gouvernement, vivent très bien». Un conseiller fédéral ayant un septième du pouvoir d'un chef de gouvernement, «je ne vois pas pourquoi l'élection par le peuple serait impossible chez nous.»
L'initiative de l'UDC n'est certes pas parfaite. Si le PS l'avait conçue, il aurait préféré le système proportionnel au système majoritaire. «Mais la votation à venir porte sur le principe, et je trouve cela juste», a-t-elle poursuivi.
Pas comme aux Etats-Unis
Micheline Calmy-Rey ne redoute pas une évolution sur le modèle américain avec des campagnes électorales coûteuses. L'influence des bailleurs de fonds pourrait être limitée par des lois efficaces portant sur le financement des campagnes électorales et de votations. Le Conseil fédéral et le Parlement disposent de la compétence d'agir dans ce domaine.
Un éventuel changement de la composition du collège dépendrait des candidats en lice. Les Romands seraient obligés de bien parler l'allemand, tandis que les Alémaniques se verraient contraints de maîtriser le français. La cohésion nationale s'en trouverait renforcée, selon elle.
(ats/Newsnet)
Créé: 05.05.2013, 15h44
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