Pour nombre d'entre eux, l'appartenance religieuse ne constitue pas la principale caractéristique de leur identité. Seuls 12 à 15 % d'entre eux pratiquent leur religion en se rendant régulièrement à la mosquée par exemple. Les musulmans venant des Balkans occidentaux vivent souvent l'islam plutôt comme une tradition
De fortes divergences d'ordre religieux ne surviennent qu'à titre exceptionnel et sont alors le plus souvent liés à un individu. Selon le rapport, les personnes de la communauté musulmane se sentent souvent discriminées à la fois en tant qu'étrangers et en tant que musulmans.
Surtout pour les personnes d'origine étrangère, l'intégration est davantage freinée par la langue et des aspects socioculturels que par des questions d'ordre religieux. Le Conseil fédéral juge donc superflu de prendre des mesures pour réduire les écarts entre les religions.
Selon lui, la politique suisse en matière d'intégration permet de réagir de manière adéquate à d'éventuels problèmes d'intégration de membres de la communauté musulmane. Confédération et cantons s'engagent déjà contre les discriminations et les barrières institutionnelles notamment pour faire connaître le droit en vigueur. Cantons, communes et villes entretiennent un dialogue interreligieux et recherchent des solutions pragmatiques.
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