«Actuellement, une loi claire sur cet usage fait défaut», indique lEtat de Bâle-Campagne, qui pointe un vide juridique. Dautres administrations pourraient suivre cet exemple. Ainsi, à Zoug, le préposé à la Protection des données juge le procédé «disproportionné et inacceptable». Son opinion est dailleurs confirmée par un rapport fédéral de lAutorité de surveillance des accords de Schengen, datant davril 2013. Il stipule que la transmission automatique est incompatible avec la convention régissant la libre circulation des personnes entre les pays signataires.
Chaque année, environ 580'000 fiches sont traitées au Tessin, 900'000 à Genève et 1,2 million à Zurich. Dans ce canton, 1000 cas par an correspondent à des personnes recherchées à la suite dun délit. A Bâle-Campagne en 2010, cinq concordances ont été relevées, soit un ratio de 0,1 pour 1000 de la masse analysée. Ces données, conservées de deux à dix ans, sont confrontées aux systèmes de recherches national, Ripol, et européen, SIS.
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