La grande majorité des délégués s'est montrée favorable à une évolution de l'institution militaire. En revanche, la méthode proposée leur semble trop radicale. La crainte de ne pas voir assez de volontaires se présenter au recrutement a également constitué un argument de poids contre l'initiative.
Mauvais moment
Le conseiller national lucernois Roland Fischer a souligné que le service militaire actuel devait être adapté, mais pas dans la précipitation. D'autres domaines liés à la sécurité doivent au préalable être réformés. Pour le parlementaire vert'libéral, cette initiative tombe au mauvais moment.
En Allemagne, un pays dix fois plus peuplée que la Suisse, 10'000 personnes seulement choisissent chaque année d'embrasser une carrière militaire. L'initiative du GSsA conduirait à une réduction drastique des effectifs, a averti M.Fischer, et aboutirait immanquablement, selon lui, à la création d'une armée de métier.
Tobias Schnebli, membre du GSsA, n'est pas parvenu à convaincre une majorité de délégués vert'libéraux. «Notre initiative ne supprime pas l'armée», a-t-il rappelé. Elle vise à instaurer une armée de milice volontaire composée de 20'000 à 30'000 hommes et qui laissera à tous la liberté de choix, a-t-il précisé.
Pas de liberté de vote
Les Vert'libéraux suisses ont refusé de laisser la liberté de vote sur cette initiative, comme l'avait demandé une déléguée. Cette proposition n'a recueilli que 24 voix. L'assemblée a aussi donné son mot d'ordre pour la révision de la loi sur les épidémies, en recommandant d'accepter cet objet par 56 oui contre 5 non.
Combattue par les anti-vaccins, la nouvelle loi doit donner à la Confédération plus de prérogatives en matière de lutte contre les épidémies. Berne se verrait confier la coordination des opérations et pourrait lancer et mettre en oeuvre des programmes nationaux, par exemple pour les infections en milieu hospitalier.
Quelques réserves ont été émises par des délégués concernant la définition du danger dans la loi, avec la crainte de voir un jour la vaccination rendue obligatoire pour une simple grippe saisonnière. Le fait qu'aucun pays n'ait pour l'instant été jusque-là a cependant été un élément rassurant.
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