samedi 13 juillet 2013

Le PS prend un virage anti-européen

Le PS prend un virage anti-européen

L’extension de la libre circulation à la Croatie exacerbe les divisions internes du parti L’adhésion à l’Union européenne fait encore partie de son programme politique. Pourtant, le Parti socialiste n’y croit plus lui-même. Pire, il a oublié que, pour lui, la voie bilatérale ne devait servir à l’origine qu’à convaincre le peuple. Désormais, plusieurs voix du PS critiquent à tout-va ses effets secondaires, notamment la libre circulation.

La direction du parti s’apprête ainsi à fixer à l’occasion de sa prochaine assemblée des délégués (en octobre), une série de mesures déjà qualifiées de «non négociables» pour un soutien socialiste à l’extension de la libre circulation à la Croatie.

Divisions internes

Le PS prend ainsi le risque de remettre en cause toute la voie bilatérale et exacerbe les divisions internes. «Le débat sur la politique européenne est très vigoureux à l’interne», confirme Cesla Amarelle (PS/VD). «Ça macère», lance un autre élu.

Carlo Sommaruga (PS/GE) incarne le courant qui a le vent en poupe au sein du parti: «Les sociodémocrates européens ont échoué à créer l’Europe sociale, les socialistes suisses, eux, ne doivent pas perdre leur âme. Le problème avec l’adhésion, c’est que nous perdrions au bout de dix à quinze ans les avantages des mesures d’accompagnement.» Est-on en train de passer de l’euroscepticisme à l’europhobie?

Pour en savoir plus, consultez la nouvelle application Le Matin Dimanche sur iPad ou notre E-Paper pour une lecture sur votre ordinateur personnel. (Le Matin)

Créé: 13.07.2013, 23h00

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