lundi 25 février 2013

Burkhalter ouvre le Conseil des droits de l'homme

Le conseiller fédéral en charge du DFAE a appelé ce lundi à Genève la communauté internationale à redoubler ses efforts pour surmonter «la catastrophe humaine» en Syrie. Et a aussi parlé du Mali. Une nouvelle réunion à Genève? C'est ce que suggère Didier Burkhalter, en précisant que la Suisse est disponible pour organiser une autre rencontre.

S'exprimant lors de la séance d'ouverture du Conseil des droits de l'homme, le chef du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) a «condamné dans les termes les plus forts les violations graves des droits de l'homme et du droit humanitaire» en Syrie. Il a appelé les parties au conflit à cesser les violences.

57 Etats dans l'initiative suisse

Il a également invité tous les Etats qui le souhaitent à se joindre à l'initiative suisse, soutenue par 57 Etats, recommandant au Conseil de sécurité de l'ONU de saisir la Cour pénale internationale (CPI). «Notre initiative constitue un message fort pour prévenir de futures violations contre les populations», a expliqué M. Burkhalter.

Le conseiller fédéral a souhaité que le mandat de la commission d'enquête sur la Syrie soit prolongé. Il a rappelé aussi que le seul document susceptible de rassembler est celui adopté à Genève le 30 juin 2012 par le groupe d'action sur la Syrie sur les principes d'une transition politique.

«La Suisse soutient les efforts de M. Brahimi (l'émissaire de l'ONU pour la Syrie) et d'autres acteurs dans cette perspective et elle demeure à disposition s'ils souhaitent convoquer une nouvelle réunion en Suisse», a déclaré le chef du DFAE.

Situation précaire au Mali

Le conseiller fédéral a également évoqué la situation «précaire» au Mali. Il s'est prononcé pour le déploiement «très rapide» d'observateurs des droits de l'homme sur le terrain. Il a demandé des enquêtes impartiales sur toutes les violations, quels qu'en soient les auteurs, et a souligné la nécessité d'un dialogue politique, auquel la Suisse est prête à apporter son soutien.

Didier Burkhalter a en outre détaillé trois domaines dans lesquels la Suisse veut agir en priorité au cours de cette session du Conseil: la liberté d'expression, de réunion et d'assemblée, la lutte contre la peine de mort et le respect des principes directeurs relatifs aux entreprises.

Constatant que «les droits fondamentaux continuent à être foulés au pied», et qu'un fossé sépare les professions de foi et la réalité, le conseiller fédéral a enfin appelé les Etats à entamer une réflexion sur une meilleure mise en oeuvre, 20 ans exactement après l'adoption en 1993 de la Déclaration et du Programme d'action de Vienne. (ats/Newsnet)

Créé: 25.02.2013, 11h46

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