Le politicien neuchâtelois se dit prêt à être candidat au Conseil d’Etat en remplacement ou aux côtés d’Yvan Perrin. Un plan B semble se dessiner dans la grave crise que traverse l’UDC neuchâteloise à moins de deux mois des élections cantonales. Alors que la candidature d’Yvan Perrin bat sérieusement de l’aile, son collègue de parti Jean-Charles Legrix se dit « à disposition du parti » pour être candidat. « Je ne me suis pas proposé, précise-t-il au Matin.ch. J’ai répondu favorablement à la demande de mon parti, en prévision des discussions internes qui doivent se dérouler ce soir ».Jean-Charles Legrix siège à l’Exécutif de la Chaux-de-Fonds et au Parlement neuchâtelois. Ses chances d’élection sont évidemment nettement plus minces que celles d’Yvan Perrin, locomotive électorale du parti. Et rien ne dit encore que sa candidature sera réellement retenue par la direction de l’UDC. De plus, il s’agira de déterminer si la candidature Legrix complète celle de Perrin ou la remplace carrément.
Mais le fait même que ce scénario entre en jeu montre à quel point la confiance s’écroule en la candidature d’Yvan Perrin. Et à quel point la tension monte au sein de l’UDC. En fin de matinée, son vice-président Raymond Clottu a d’ailleurs annoncé avec fracas sa démission. « Je ne suis pas en phase avec les décisions qui sont prises actuellement », a-t-il déclaré à l’ATS. « J'ai beaucoup de peine pour Yvan Perrin qui a toujours fait un excellent boulot ». Raymond Clottu va même plus loin. Il dénonce l' « acharnement » de certains de ses collègues contre M. Perrin qui en est « profondément affecté ». Il se dit également « outré » que des informations médicales confidentielles se mettent à circuler dans les médias.
Tension extrême
Une nouvelle réunion de crise va donc se tenir ce soir. Cette fois Yvan Perrin y sera convié de même que l’ensemble du comité cantonal de l’UDC. Le week-end servira encore à d’ultimes discussions, car l’UDC dit ne vouloir communiquer que lundi sa stratégie revue et corrigée pour les élections au Conseil d’Etat du 14 avril prochain.
Le psychodrame se poursuit donc à l’UDC. La multiplication des réunions de crise ne fait qu’augmenter la pression sur Yvan Perrin. Ses pairs remettent clairement en cause sa réelle capacité à assumer la campagne électorale et un éventuel siège au gouvernement.
Créé: 22.02.2013, 14h36
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