L'affaire de la viande de cheval étiquetée pur boeuf a poussé les organisations de défense des consommateurs à déposer une plainte pénale mercredi à Berne.
L'Alliance des organisations de consommateurs a déposé mercredi à Berne une plainte pénale suite au scandale de la viande de cheval. Par cette action, elle veut que "les responsables soient identifiés et condamnés", a-t-elle indiqué mardi soir dans un communiqué.
La plainte pénale est déposée contre inconnu dans le cadre de la loi sur la concurrence déloyale (LCD), "afin que les autorités puissent étendre leurs investigations au-delà des entreprises déjà identifiées et faire toute la lumière sur cette affaire", précise l'Alliance, qui regroupe la Fédération romande des consommateurs (FRC) ainsi que ses homologues alémanique SKS et tessinoise ACSI.
"Grave scandale alimentaire"
Le "horsegate" est selon elle "un des scandales alimentaires les plus graves" que la Suisse ait connu. Mais Sara Stalder, directrice de la SKS, craint que le devoir de réserve ancré dans la législation empêche la population de connaître les conclusions des enquêtes.
L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) est en train d'organiser une campagne d'analyse de la viande de cheval sur le plan sanitaire. Si la viande de cheval n'est en effet pas moins saine que celle de boeuf, les lots importés de Roumanie par la société française Comigel qui ont pu se retrouver chez Coop pourraient contenir des antibiotiques et autres produits à risque pour l'homme.
Ces analyses sont actuellement menées par des chimistes cantonaux. En Romandie, la conduite des tests est centralisée au sein du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) du canton de Vaud. Les résultats sont attendus vendredi.
ats/cab
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