dimanche 24 février 2013

Recycler, ça rend heureux. Ah bon?

Les Suisses qui trient leurs déchets sont au Nirvana, ou quasi. La conclusion d’une enquête fait sourire, alors que certains Vaudois rechignent encore à se conformer au règlement de la taxe au sac. Le tri des détritus n’a pas de secret pour vous? Vous ramenez consciencieusement votre verre et bouteilles en PET? Alors il y a de fortes chances que vous soyez heureux dans la vie. Du moins plus heureux que celui qui jette ses déchets sans considération. Voici une des conclusions déconcertantes d’une enquête réalisée par l’institut GFS-Zurich.

Ah bon? Comment cela se fait-il? «Nous n’avons pas d’explication à avancer, mais selon mon interprétation personnelle, ces personnes ont une plus grande conscience envers la nature, ce qui leur permet d’être plus heureux», analyse le Dr Andreas Schaub, directeur adjoint de l’institut.

Pour la première fois, l’enquête a rapproché l’indice de satisfaction des Suisses – chiffre entre 0 et 10 où ils situent leur niveau de bonheur dans la vie en général – avec leurs habitudes de tri. «Les résultats sont surprenants. Il s’avère que les personnes qui se disent les plus heureuses sont celles qui trient le plus consciencieusement et régulièrement leurs ordures», explique le Zurichois.

L’étude a permis également de relever la différence entre les Romands et les Alémaniques. Les premiers situaient leur indice de bonheur à 8. Un chiffre bien en dessous des 8,3 des Alémaniques. Les habitants d’outre-Sarine se disent donc bien plus satisfaits de leur vie. Autre constat rigolo relevé par le Dr Schaub: alors que les Romands se déclarent prêts à faire beaucoup plus pour l’environnement que les Alémaniques, dans les faits, ils recyclent beaucoup moins fréquemment le verre, batteries, PET et végétaux.

Le sondage a été réalisé entre septembre et octobre 2012, soit avant l’introduction de la taxe au sac dans de nombreuses communes vaudoises. Une mise en place pas toujours aisée. Et au vu des montagnes de déchets qui occupent certains trottoirs, il n’est vraiment pas certain que le bonheur se trouve dans le tri.

Par ailleurs, l’étude a permis de déterminer que la conscience écologique des Suisses était redescendue fin 2012 au même niveau qu’avant la catastrophe de Fukushima, au Japon. Il a donc fallu moins de deux ans pour que les Suisses perdent leur scepticisme et leur esprit critique face au nucléaire. (Le Matin)

Créé: 25.02.2013, 05h49

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