Le compromis proposé par la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) pour rembourser les primes maladie payées en trop est équitable, selon le conseiller d'Etat genevois Pierre-François Unger. Equitable mais ni égal, ni juste. C'est ce que pense le conseiller d'Etat genevois Pierre-François Unger de la proposition de Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) qui veut compenser pour moitié les primes payées en trop. «On cherche une solution politique qui trouve une majorité, car si on veut être jusqu'au-boutiste, chacun par rapport à sa propre position, on n'aurait juste rien du tout», a indiqué vendredi dans le Journal du matin de la RTS le chef du Département de la santé (DARES). Selon la proposition de la CDS, les primes payées en trop ne seraient compensées que pour moitié environ.
Solder une histoire injuste
«La Confédération s'est montrée ouverte à l'ensemble du projet qu'on a présenté dans la mesure où il tient compte finalement des sacrifices de chacun pour solder une histoire injuste qui met les populations en fureur, de manière certes imparfaite, mais une fois pour toutes», a ajouté M. Unger. Le conseiller d'Etat dénonce depuis des années une hausse injuste des primes à Genève car les coûts de la santé y sont maîtrisés.
Le compromis de la CDS propose de faire participer financièrement à part égale les assureurs, la Confédération et les assurés des cantons qui n'ont pas assez payé de primes afin de rembourser au total 800 millions de francs aux assurés lésés de huit cantons. Des primes excessives ont été payées entre 1996 et 2011 à Genève, Neuchâtel, Zurich, Vaud, Jura, Bâle, Tessin et Thurgovie. (ats/Newsnet)
Créé: 19.04.2013, 10h39
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