mercredi 26 juin 2013

Freysinger lève la restriction d'achat d'armes

Oskar Freysinger a décidé d'appliquer à la lettre l'ordonnance de la loi fédérale sur les armes qui autorise l'acquisition simultanée de trois armes. Esther Waeber-Kalbermatten avait été plus restrictive pour des raisons sécuritaires. Acheter trois armes simultanément avec un seul permis d'acquisition, c'est ce que permet l'ordonnance de la loi fédérale sur les armes.

Oskar Freysinger a décidé de l'appliquer à la lettre alors que l'ancienne cheffe du département valaisan de la sécurité avait limité l'acquisition à une seule arme.

Esther Waeber-Kalbermatten avait décidé pour des raisons sécuritaires d'appliquer strictement la législation fédérale qui permet d'acquérir une seule arme à la fois. L'ancienne cheffe du département valaisan de la sécurité souhaitait ainsi mieux contrôler la vente d'armes à feu et limiter les faits divers impliquant des armes.

Collectionneurs et chasseurs pénalisés

Les arguments d'Esther Waeber-Kalbermatten n'ont pas convaincu son successeur Oskar Freysinger. «Une personne souhaitant commettre un délit le fera de toute façon, qu'il possède une seule arme ou plusieurs», a indiqué Jean-Marie Cleusix, porte parole du conseiller d'Etat actuellement en vacances.

«De plus, limiter l'acquisition à une seule arme pénalise les collectionneurs et les chasseurs en leur imposant des démarches administratives et des coûts supplémentaires», poursuit Jean-Marie Cleusix, revenant sur une information diffusée mercredi par Le Nouvelliste.

Oskar Freysinger a pris la décision de revenir à l'ancienne pratique le 12 juin dernier lorsqu'il a dû statuer sur le recours d'un chasseur autorisé à n'acheter qu'une seule arme. «Si, débouté, il avait recouru jusqu'au Tribunal fédéral, nous aurions eu peu de chance d'obtenir gain de cause», affirme Jean-Marie Cleusix.

Armes non déclarées

Esther Waeber-Kalbermatten avait décidé d'entente avec la police cantonale de ne plus autoriser la vente de trois armes simultanément. Le commandant Christian Varone, actuellement à l'étranger, ne souhaite pas s'exprimer sur l'information parue mercredi dans la presse et qu'il n'a pas lue.

Il souligne toutefois que la décision prise par l'actuel chef du département de la sécurité respecte le cadre légal. Christian Varone tient encore à préciser que lorsque la police doit intervenir en cas de violences, notamment domestiques, elle séquestre systématique toutes les armes éventuelles. «Notre problème, c'est plus les armes non déclarées, acquises notamment par internet», conclut-il. (ats/Newsnet)

Créé: 26.06.2013, 13h03

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