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- 10h50
Doris Fiala (PLR/ZH)reconnaît qu'il y a une forte immigration. «Voilà pourquoi les peurs se manifestent. C'est un défi pour la Suisse. Mais les experts avertissent que la fin du baby boom arrive et que nous allons manquer de main d'oeuvre. Selon l'OCDE, la Suisse profite avec le Luxembourg de l'immigration. Le bilan fiscal est bon. Sauf pour la main d'oeuvre non qualifiée qui provient d'ex Yougoslavie».
- 10h35
Toni Bortoluzzi (UDC/ZH) se félicite du filet social suisse. «Mais notre système va être sous pression avec l'immigration massive quand la croissance économique ralentira. Tôt ou tard, l'AVS aura des problèmes, j'en suis persuadé. »
- 10h30
Margret Kiener Nellen (PS/BE) répond à l'UDC qui cite toujours le modèle australien de régulation de la main d'oeuvre. «On ne peut pas comparer la situation suisse à celle de l'Australie ou de la Nouvelle-Zélande. Nous sommes au coeur de l'Europe avec souvent de la famille dans les pays voisins».
- 10h15
Hugues Hiltpold (PLR/GE) monte à la tribune. «Au 19e siècle, notre pays était pauvre. Il y a eu ensuite la libre circulation des personnes entre les cantons. Elle a contribué à l'essor de la Suisse. Au 21e siècle, nous nous sommes ouverts à la main d’œuvre européenne. Grâce aux accords bilatéraux, des centaines de milliers d'emplois ont été créés. Cette situation est menacée par l'initiative UDC. C'est le retour à la bureaucratie et à l'économie planifiée. Cette initiative mélange aussi immigration des travailleurs et celle des requérants d'asile.»
- 10h10
Hans Fehr (UDC/ZH) dit qu'il n'a rien contre les étrangers. Il s'insurge contre l'argument comme quoi, avec l'initiative, les hôpitaux seraient en manque de personnel. «Avant les bilatérales, nous avions aussi des étrangers qui y travaillaient. La différence, c'est qu'aujourd'hui on ne peut plus réguler du tout la main d'oeuvre de l'UE. Il y a pourtant de nombreux de pays qui régulent leur immigration.»
- 9h50
Ueli Leuenberger (Verts/GE) fait remarquer à Céline Amaudruz qu'elle occulte les aspects positifs des bilatérales pour Genève: «Entre 2002 et 2012, donnez-nous aussi les chiffres de la croissance économique genevoise, de l'augmentation du nombre de places de travail, de la hausse du pouvoir d'achat et du volume des prestations publiques!»
- 9h45
Céline Amaudruz (UDC/GE) explique: «la Suisse doit se réapproprier son immigration qu'elle a aliéné par divers accords internationaux. En 10 ans, 650 000 sont venus s'installer en Suisse. 60 000 sont venus à Genève. Les experts ne l'avaient pas vu. Entre 2002 et 2012, les loyers ont doublé à Genève. La classe moyenne en souffre et part s'installer en France. Nous poussons nos citoyens à l'exil.» Et d'ajouter que la criminalité étrangère est aussi un problème puisque l'on trouve plus de 80% d'étrangers dans les prisons suisses.
- 9h40
Cesla Amarelle (PS/VD) fait un peu d'histoire. «On revient 50 ans en arrière et on oublie les leçons du passé. Si on a abandonné le système des contingents , c'est qu'il est inefficace pour l'économie et n'a jamais empêché des vagues d'immigration. Comment peut-on affirmer que le retour préhistorique aux contingents est bon pour l'économie?» Le risque que l'UDC fasse passer cette initiative est réel, selon elle. Cela est dû aux mauvais choix de promotion économique adopté par certains cantons où on attire des entreprise avec des cadeaux fiscaux. On crée donc artificiellement des problèmes.
- 9h35
Andrea Caroni (PLR/AR) n'en croyait pas ses yeux quand il a vu les affiches de l'initiative UDC pour lutter contre l'immigration massive. «Dans mon canton d'Appenzell, nous luttons contre le phénomène inverse. Nous avons besoin de main d’œuvre qualifiée en provenance de l'UE»
- 9h30
Gregor Rutz (UDC/ZH) accuse les autres parti «de jouer avec le feu» en ne traitant pas le problème de l'explosion de l'immigration». Et de poursuivre: «le prix des loyers et des terrains augmentent, notre système de transports est à la limite.» Il se moque des scénarios catastrophe des opposants. «Nous voulons renégocier avec l'UE. Rien de plus normal. Cette discussion a aussi lieu au sein de l'UE».
- 9h20
Martin Landolt, le président du PBD, reconnaît un mérite à l'UDC. Elle a senti ce qui préoccupait la population. Mais elle y apporte la mauvaise réponse. «L'économie suisse dépend de la main d’œuvre étrangère car nous n'en n'avons pas assez. Il nous faut réduire cette dépendance avec des incitations en faveur des jeunes et des femmes de ce pays. On ne peut pas nier qu'il y ait des inconvénients à la libre circulation des personnes. Mais il sont minimes par rapport aux avantages.»
- 9h15
Bea Heim (PS/SO) accuse l'UDC de «jouer avec le feu». Car elle met en danger toutes les Bilatérales et donc menace directement des milliers de places de travail. Elle réclame en revanche des mesures pour une meilleure formation pour les personnes qui vivent en Suisse et d'autres pour lutter contre le dumping salarial.
- 9h05
Martin Bäumle, le président des verts libéraux, rejette l'initiative. «Les bilatérales sont un succès. On vit dans un monde globalisé. Les étrangers qui viennent répondent aux besoins de notre économie. Et leur familles aussi consomment en Suisse.» Il dénonce l'hypocrisie de l'UDC qui ne veut jamais régler concrètement les problèmes de transports, d'énergie ou du marché du travail. «Vous préférez cultiver les problèmes à des fins politiques. Arrêtez votre populisme». Il se moque ensuite de l'initiative qui est formulée de façon vague. Elle demande de renégocier avec l'Union européenne. Elle ne dit pas que faire en cas d'échec des négociations.
- 8h55
Marianne Streiff-Feller (PDC/BE) estime que l'initiative serait inefficace et dommageable pour l'économie. Le retour à l'économie planifiée aurait des conséquences dramatiques pour de nombreuses branches.
- 8h50
Alain Ribaux (PLR/NE) trouve l'initiative « vaine, creuse et passéiste». Et d'ajouter: «On laisse penser à notre population que l'on peut vivre en autarcie en marge de l'Union européenne. Alors que fermer les frontières aurait des conséquences dramatiques sur nos importations. Notre prospérité est quasi miraculeuse. Malgré l'afflux des étrangers, le chômage reste bas.» Une preuve selon lui que nous avons besoin de cette main d’œuvre. Le PLR ne nie pas l'inquiétude de la population. Mais il faut apporter des réponses nuancées aux problèmes.
- 8h45
Adèle Thorens Goumaz (Verts/VD) explique que les Verts rejettent l'initiative. Son groupe ne nie pas qu'il y ait des tensions sur le marché du logement, sur les salaires ou dans les transports. «Mais l'initiative n'est pas la solution. Il faut prendre des mesures d'accompagnements pour les salaires. Et il faut promouvoir une meilleure mobilité par l'aménagement». Elle dénonce l'importation artificielle de grandes entreprises dans l'arc lémanique et à Zurich à coup de cadeaux fiscaux. «Il faut un développement durable et non par un retour des contingents».
- 8h40
Luzi Stamm (UDC/AG) estime que l'initiative populaire est idéale. Car elle règle la question des arrivées et du regroupement familial. Il accuse tous les experts de s'être trompés sur les chiffres sur l'immigration ces 10 dernières années. «Ils pourraient au moins le reconnaître.» Il accuse le Conseil fédéral de s'être aussi trompé sur les chiffres et de ne pas oser retourner vers l'Union européenne pour renégocier les accords bilatéraux.
- 8h25
Hans Fehr (UDC/ZH) trouve incroyable qu'on accepte une «immigration incontrôlée de 80 000 personnes» par année. «C'est l'équivalent de la ville de Lucerne ou de Saint-Gall! Ces dernières années, ce sont plus de 300 000 personnes qui se sont installées en Suisse». Selon lui, avec ce qui se passe dans l'Union européenne, nous sommes en train d'importer du chômage.
- 8h10
Isabelle Moret (PLR/VD) rappelle que le Conseil fédéral et les principales organisations patronales et des employés sont contre cette initiative. Elle est contraire aux accords bilatéraux. Le retour des contingents amènerait plus de bureaucratie et équivaudrait au retour de l'économie planifiée.
- 8h05
Bonjour à tous. Il n'y a pas que la lex USA dans la vie. Aujourd'hui, le Conseil national aborde le sujet de l'immigration. 70 000 nouveaux étrangers s'installent chaque année en Suisse. L'UDC estime que c'est insupportable. Elle a fait aboutir une initiative populaire pour réintroduire des contingents. La plupart des partis sont contre car c'est contraire aux accords bilatéraux et nuisible à la prospérité suisse.Le sujet est abordé pour la première fois au Conseil national. Débat chaud en perspective.
Créé: 20.06.2013, 10h46
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