Le Ministère public du canton de Vaud continuera à diriger l'enquête sur la mort de Marie, enlevée puis tuée en mai dernier par un détenu aux arrêts domiciliaires. Il apparaît plus «rationnel» que Vaud poursuive la procédure même si l'homicide «semble» avoir été perpétré sur sol fribourgeois.«Selon les déclarations de l'auteur, l'acte homicide a eu lieu dans la voiture, à l'endroit où il a laissé le corps», a expliqué mercredi à l'ats le procureur général, Eric Cottier. Enlevée peu après 19h00, à la sortie de son travail au golf de Payerne (VD), la jeune femme aurait été tuée «dans la nuit», selon une large fourchette de temps qui va de minuit à 04h00 du matin.
Son corps a été retrouvé, une nuit plus tard, sur les indications du meurtrier, dans une forêt près de Châtonnaye (FR). A ce stade de l'enquête, le procureur général ne donne «pas de détails» sur ce qui s'est passé entre l'enlèvement et la mort. «Le rapport d'autopsie n'a pas encore été déposé au dossier», a-t-il ajouté.
For vaudois
Concernant la procédure, les procureurs généraux vaudois et fribourgeois se sont mis d'accord pour déterminer le for de l'action pénale, c'est-à-dire le lieu où l'enquête sera menée. Il leur est apparu «pertinent», «rationnel» et «conforme au principe de célérité» que les autorités vaudoises continuent à assumer la direction de l'enquête de manière définitive.
Depuis six semaines, les actes d'instruction se concentrent essentiellement sur le canton de Vaud, où résident la majorité des personnes interrogées. La victime et son agresseur étaient tous deux domiciliés dans la Broye vaudoise, région dans laquelle ils avaient noué une relation quelques semaines avant les faits.
Le meurtrier, en arrêts domiciliaires, se trouvait sous l'autorité de l'Office d'exécution des peines vaudois et de la Fondation vaudoise de probation. Enfin, du point de vue des actes reprochés, le premier d'entre eux, l'enlèvement a eu lieu sur sol vaudois.
Volonté de la famille
Ce choix du Parquet vaudois correspond aussi à la volonté exprimée par la famille de la victime. La défense, de son côté, n'a jamais remis en cause cette attribution de compétence.
L'instruction continuera à être instruite sous la direction d'un procureur de l'arrondissement du Nord vaudois. Le procureur général sera tenu régulièrement informé des développements de l'enquête. Il reprendra la procédure «en temps utiles». «Cela reste à déterminer. Ce sera en tous cas avant la mise en accusation», a-t-il précisé. (ats/Newsnet)
Créé: 26.06.2013, 11h47
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