Le Parti socialiste pourrait retirer son initiative populaire «Cleantech». Le Comité directeur estime que le contre-projet indirect adopté par les Chambres fédérales reprend les objectifs centraux du texte. Le Comité d'initiative doit toutefois encore se prononcer. La révision de loi mise sous toit vendredi par le Parlement vise à soutenir la production de courant vert sans pénaliser les gros consommateurs industriels d'électricité. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2014 et n'aura qu'une durée de vie transitoire, le temps que le Parlement adopte la stratégie 2050 du gouvernement, soit pas avant 2016.
Cette loi révisée déploiera ses effets plus rapidement qu«un texte devant encore être soumis en votation, écrit le Comité directeur du PS. Ce dernier a donc décidé de proposer à l«Assemblée des délégués du 29 juin de recommander au Comité d«initiative de retirer son texte, à la condition toutefois qu'aucun référendum ne soit lancé contre le contre-projet indirect.
Compromis
Le compromis élaboré par le Parlement vise à encourager les privés qui veulent investir dans des installations photovoltaïques. Les petites installations d'une puissance entre 10 et 30 kilowatts (kW) pourront choisir entre une aide au démarrage unique ou une rétribution à prix coûtant (RPC) du courant injecté dans le réseau.
Les autres installations d'une puissance supérieure continueront elles de recevoir la RPC durant 20 ou 25 ans. Celles de moins de 10 kW recevront en revanche seulement l'aide unique.
L'initiative populaire socialiste «de nouveaux emplois grâce aux énergies renouvelables» exige que la Suisse se libère progressivement du nucléaire et du pétrole. Comme première étape, elle fixe pour 2030 une part de 50% de l'approvisionnement par des énergies «vertes», au lieu de 20% aujourd'hui. Les deux Chambres l'ont rejetée, jugeant notamment le calendrier irréaliste.
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