jeudi 20 juin 2013

«Le travailleur étranger coûte plus qu'il ne rapporte»

Chaque année, 70 000 nouveaux étrangers s'installent en Suisse. Cette arrivée massive est-elle bénéfique ou problématique pour le pays? Débat chaud au Conseil national sur l'initiative UDC que nous suivons en direct. (Le Matin)

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    Cet article est mis à jour automatiquement.


    • 12h20  

      Lukas Reimann (UDC/SG) ne comprend pas qu'on puisse refuser de sélectionner la main d'oeuvre de l'UE selon son aptitude professionnelle et sa volonté d'intégration . «Tout le monde qui a un passeport européen peut s'installer en Suisse. Les criminels aussi et tous ceux qui n'apportent rien au bien de notre pays. Voilà le résultat d'une immigration non contrôlée».

    • 12h15  

      Fabio Regazzi (PDC/TI) est inquiet en tant qu'entrepreneur tessinois des conséquences de l'initiative. Il prédit une surcharge administrative considérable pour les entreprises et pour l'administration si on introduit des contingents.

    • 11h55  

      Christoph Mörgeli (UDC/ZH) défend une limitation de l'immigration. «Les contingents passés ont très bien fonctionné avec les permis saisonniers. Et la population était satisfaite. La question essentielle aujourd'hui: avons nous un gain de la circulation des personnes? Ce n'est pas évident selon plusieurs études. En Hollande, l'immigré coûte en moyenne plus qu'il ne rapporte. Et là nous avons un problème pour la santé financières de nos institutions sociales.»

    • 11h50  

      Christian Wasserfallen (PLR/BE) s'inquiète des initiatives anti étrangers d'Ecopop et de l'UDC. Notamment pour l'agriculture, l'hôtellerie et la restauration, et le secteur de la santé. Le plus grave selon lui? Les contingents. Les entreprises vont devoir se battre pour obtenir de l'Etat l'autorisation d'obtenir de la main d'oeuvre.

    • 11h40  

      Kathy Ricklin (PDC/ZH) se félicite que la Suisse ait le taux de chômage le plus bas d'Europe. Elle ne comprend pas comment le populisme UDC puisse vouloir menacer la prospérité du pays. Elle attire l'attention sur le fait que plus de 400 000 Suisses travaillent dans l'UE. Et pourraient donc subir des mesures de rétorsion.

    • 11h20  

      Daniel Vischer (Verts/ZH) rappelle que son engagement politique date de l'initiative Schwarzenbach qui voulait aussi limiter l'immigration. «Je ne suis pas un chaud partisan de la libre circulation des personnes de l'UE. Car cette dernière exclut les gens qui sont à l'extérieur de son territoire. Mais l'initiative de l'UDC suit un mauvais chemin. Elle ne résout pas les problèmes d'aménagement du territoire, des transports et du dumping sur les salaires.»

    • 11h10  

      Maja Ingold (PDC/ZH) ne supporte pas cette sélection des êtres humains à la sauce UDC. «On veut bien la main d'oeuvre étrangère mais pas sa famille. L'homme en tant que facteur de coûts. Cette conception me coupe le souffle. Ou nous mène cet égoïsme qui est désormais bien accepté par la société?»

    • 11h  

      Jean-Pierre Grin (UDC/VD) avoue avoir voté pour les Bilatérales. Mais il relève d'emblée que les experts se sont trompés sur l'ampleur de l'immigration. Voilà pourquoi il soutient aujourd'hui l'initiative de son parti. «La priorité des Suisses sur le marché du travail doit être garantie. Seuls les étrangers prêts à s'intégrer doivent être acceptés. Et le regroupement familial doit être raisonnablement limité».

    • 10h50  

      Doris Fiala (PLR/ZH)reconnaît qu'il y a une forte immigration. «Voilà pourquoi les peurs se manifestent. C'est un défi pour la Suisse. Mais les experts avertissent que la fin du baby boom arrive et que nous allons manquer de main d'oeuvre. Selon l'OCDE, la Suisse profite avec le Luxembourg de l'immigration. Le bilan fiscal est bon. Sauf pour la main d'oeuvre non qualifiée qui provient d'ex Yougoslavie».

    • 10h35  

      Toni Bortoluzzi (UDC/ZH) se félicite du filet social suisse. «Mais notre système va être sous pression avec l'immigration massive quand la croissance économique ralentira. Tôt ou tard, l'AVS aura des problèmes, j'en suis persuadé. »

    • 10h30  

      Margret Kiener Nellen (PS/BE) répond à l'UDC qui cite toujours le modèle australien de régulation de la main d'oeuvre. «On ne peut pas comparer la situation suisse à celle de l'Australie ou de la Nouvelle-Zélande. Nous sommes au coeur de l'Europe avec souvent de la famille dans les pays voisins».

    • 10h15  

      Hugues Hiltpold (PLR/GE) monte à la tribune. «Au 19e siècle, notre pays était pauvre. Il y a eu ensuite la libre circulation des personnes entre les cantons. Elle a contribué à l'essor de la Suisse. Au 21e siècle, nous nous sommes ouverts à la main d’œuvre européenne. Grâce aux accords bilatéraux, des centaines de milliers d'emplois ont été créés. Cette situation est menacée par l'initiative UDC. C'est le retour à la bureaucratie et à l'économie planifiée. Cette initiative mélange aussi immigration des travailleurs et celle des requérants d'asile.»

    • 10h10  

      Hans Fehr (UDC/ZH) dit qu'il n'a rien contre les étrangers. Il s'insurge contre l'argument comme quoi, avec l'initiative, les hôpitaux seraient en manque de personnel. «Avant les bilatérales, nous avions aussi des étrangers qui y travaillaient. La différence, c'est qu'aujourd'hui on ne peut plus réguler du tout la main d'oeuvre de l'UE. Il y a pourtant de nombreux de pays qui régulent leur immigration

    • 9h50  

      Ueli Leuenberger (Verts/GE) fait remarquer à Céline Amaudruz qu'elle occulte les aspects positifs des bilatérales pour Genève: «Entre 2002 et 2012, donnez-nous aussi les chiffres de la croissance économique genevoise, de l'augmentation du nombre de places de travail, de la hausse du pouvoir d'achat et du volume des prestations publiques!»

    • 9h45  

      Céline Amaudruz (UDC/GE) explique: «la Suisse doit se réapproprier son immigration qu'elle a aliéné par divers accords internationaux. En 10 ans, 650 000 sont venus s'installer en Suisse. 60 000 sont venus à Genève. Les experts ne l'avaient pas vu. Entre 2002 et 2012, les loyers ont doublé à Genève. La classe moyenne en souffre et part s'installer en France. Nous poussons nos citoyens à l'exil.» Et d'ajouter que la criminalité étrangère est aussi un problème puisque l'on trouve plus de 80% d'étrangers dans les prisons suisses.

    • 9h40  

      Cesla Amarelle (PS/VD) fait un peu d'histoire. «On revient 50 ans en arrière et on oublie les leçons du passé. Si on a abandonné le système des contingents , c'est qu'il est inefficace pour l'économie et n'a jamais empêché des vagues d'immigration. Comment peut-on affirmer que le retour préhistorique aux contingents est bon pour l'économie?» Le risque que l'UDC fasse passer cette initiative est réel, selon elle. Cela est dû aux mauvais choix de promotion économique adopté par certains cantons où on attire des entreprise avec des cadeaux fiscaux. On crée donc artificiellement des problèmes.

    • 9h35  

      Andrea Caroni (PLR/AR) n'en croyait pas ses yeux quand il a vu les affiches de l'initiative UDC pour lutter contre l'immigration massive. «Dans mon canton d'Appenzell, nous luttons contre le phénomène inverse. Nous avons besoin de main d’œuvre qualifiée en provenance de l'UE»

    • 9h30  

      Gregor Rutz (UDC/ZH) accuse les autres parti «de jouer avec le feu» en ne traitant pas le problème de l'explosion de l'immigration». Et de poursuivre: «le prix des loyers et des terrains augmentent, notre système de transports est à la limite.» Il se moque des scénarios catastrophe des opposants. «Nous voulons renégocier avec l'UE. Rien de plus normal. Cette discussion a aussi lieu au sein de l'UE».

    • 9h20  

      Martin Landolt, le président du PBD, reconnaît un mérite à l'UDC. Elle a senti ce qui préoccupait la population. Mais elle y apporte la mauvaise réponse. «L'économie suisse dépend de la main d’œuvre étrangère car nous n'en n'avons pas assez. Il nous faut réduire cette dépendance avec des incitations en faveur des jeunes et des femmes de ce pays. On ne peut pas nier qu'il y ait des inconvénients à la libre circulation des personnes. Mais il sont minimes par rapport aux avantages.»

    • 9h15  

      Bea Heim (PS/SO) accuse l'UDC de «jouer avec le feu». Car elle met en danger toutes les Bilatérales et donc menace directement des milliers de places de travail. Elle réclame en revanche des mesures pour une meilleure formation pour les personnes qui vivent en Suisse et d'autres pour lutter contre le dumping salarial.

    • 9h05  

      Martin Bäumle, le président des verts libéraux, rejette l'initiative. «Les bilatérales sont un succès. On vit dans un monde globalisé. Les étrangers qui viennent répondent aux besoins de notre économie. Et leur familles aussi consomment en Suisse.» Il dénonce l'hypocrisie de l'UDC qui ne veut jamais régler concrètement les problèmes de transports, d'énergie ou du marché du travail. «Vous préférez cultiver les problèmes à des fins politiques. Arrêtez votre populisme». Il se moque ensuite de l'initiative qui est formulée de façon vague. Elle demande de renégocier avec l'Union européenne. Elle ne dit pas que faire en cas d'échec des négociations.

    • 8h55  

      Marianne Streiff-Feller (PDC/BE) estime que l'initiative serait inefficace et dommageable pour l'économie. Le retour à l'économie planifiée aurait des conséquences dramatiques pour de nombreuses branches.

    • 8h50  

      Alain Ribaux (PLR/NE) trouve l'initiative « vaine, creuse et passéiste». Et d'ajouter: «On laisse penser à notre population que l'on peut vivre en autarcie en marge de l'Union européenne. Alors que fermer les frontières aurait des conséquences dramatiques sur nos importations. Notre prospérité est quasi miraculeuse. Malgré l'afflux des étrangers, le chômage reste bas.» Une preuve selon lui que nous avons besoin de cette main d’œuvre. Le PLR ne nie pas l'inquiétude de la population. Mais il faut apporter des réponses nuancées aux problèmes.

    • 8h45  

      Adèle Thorens Goumaz (Verts/VD) explique que les Verts rejettent l'initiative. Son groupe ne nie pas qu'il y ait des tensions sur le marché du logement, sur les salaires ou dans les transports. «Mais l'initiative n'est pas la solution. Il faut prendre des mesures d'accompagnements pour les salaires. Et il faut promouvoir une meilleure mobilité par l'aménagement». Elle dénonce l'importation artificielle de grandes entreprises dans l'arc lémanique et à Zurich à coup de cadeaux fiscaux. «Il faut un développement durable et non par un retour des contingents».

    • 8h40  

      Luzi Stamm (UDC/AG) estime que l'initiative populaire est idéale. Car elle règle la question des arrivées et du regroupement familial. Il accuse tous les experts de s'être trompés sur les chiffres sur l'immigration ces 10 dernières années. «Ils pourraient au moins le reconnaître.» Il accuse le Conseil fédéral de s'être aussi trompé sur les chiffres et de ne pas oser retourner vers l'Union européenne pour renégocier les accords bilatéraux.

    • 8h25  

      Hans Fehr (UDC/ZH) trouve incroyable qu'on accepte une «immigration incontrôlée de 80 000 personnes» par année. «C'est l'équivalent de la ville de Lucerne ou de Saint-Gall! Ces dernières années, ce sont plus de 300 000 personnes qui se sont installées en Suisse». Selon lui, avec ce qui se passe dans l'Union européenne, nous sommes en train d'importer du chômage.

    • 8h10  

      Isabelle Moret (PLR/VD) rappelle que le Conseil fédéral et les principales organisations patronales et des employés sont contre cette initiative. Elle est contraire aux accords bilatéraux. Le retour des contingents amènerait plus de bureaucratie et équivaudrait au retour de l'économie planifiée.

    • 8h05  

      Bonjour à tous. Il n'y a pas que la lex USA dans la vie. Aujourd'hui, le Conseil national aborde le sujet de l'immigration. 70 000 nouveaux étrangers s'installent chaque année en Suisse. L'UDC estime que c'est insupportable. Elle a fait aboutir une initiative populaire pour réintroduire des contingents. La plupart des partis sont contre car c'est contraire aux accords bilatéraux et nuisible à la prospérité suisse.Le sujet est abordé pour la première fois au Conseil national. Débat chaud en perspective.

    Créé: 20.06.2013, 11h45

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