Mais elle profite également des faiblesses de ses concurrents dans le classement: Patrick Hofstetter relativise ainsi le résultat: «Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.» Le podium reste donc vide, aucun pays n’ayant réalisé un résultat suffisant permettant ne serait-ce que d’atteindre la limite des 2 degrés de réchauffement climatique. Une décision justifiée, comme le montre l’exemple helvétique. Ainsi, les émissions de CO2 ne diminuent pas suffisamment. La Suisse fait également preuve de faiblesse en matière de promotion des énergies renouvelables. Enfin, dans le domaine de l’aéronautique, elle compte parmi les plus grands pollueurs.
Pour éviter avec une probabilité raisonnable les conséquences catastrophiques des changements climatiques, les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de 40% jusqu’en 2020. Pour la Suisse, cela signifie qu’elle doit doubler ses ambitions. «Le Conseil fédéral doit faire usage de sa compétence et corriger l’objectif de réduction à 40%», exige Patrick Hofstetter.
Pas moins de 58 pays ont été évalués pour ce classement: le Danemark enregistre la meilleure performance tandis que l’Arabie Saoudite finit lanterne rouge. Les émissions de CO2 de la production de marchandises sont imputées au pays producteur et non au pays consommateur. Si l’on comptait également les émissions occasionnées par les importations de la Suisse, ses émissions de CO2 seraient alors au moins deux fois plus importantes – une performance négative au niveau international.
Créé: 03.12.2012, 09h03
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