Selon une source proche de l'enquête commanditée par le ministère de la Défense, la Suisse a prévenu les Etats-Unis et le Royaume-Uni que des informations partagées par les agences des différents pays, notamment destinées à la lutte contre le terrorisme, avaient été dérobées par le suspect.
La Suisse a également averti les deux pays que certaines données étaient peut-être compromises. Les autorités avaient dit dans un premier temps que les supports contenant les informations avaient pu être récupérés par les enquêteurs avant leur vente à des pays étrangers ou des acheteurs privés.
Commission à l'oeuvre
Les enquêteurs ont précisé que le suspect, qui travaillait depuis huit ans pour le SRC et dont l'identité n'a pas été révélée, voulait se venger du peu d'attention accordée par l'agence à ses recommandations. L'homme, qualifié de «très talentueux», a été arrêté l'été dernier, mais a ensuite été libéré, en attendant la conclusion de l'enquête.
Parallèlement à celle-ci, une commission parlementaire a été mise en place et doit rendre un rapport d'ici le printemps, où devraient être critiqués les faibles pouvoirs d'investigation du SRC, qui ne peut par exemple ni mener de perquisitions ni effectuer d'écoutes électroniques.
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