Il était devenu tétraplégique. Son assurance accident lui avait supprimé la moitié de ses prestations (indemnités journalières, rente et indemnité pour atteinte à l'intégrité), estimant qu'en sautant, il s'était exposé à un risque du point de vue juridique.
En février, le tribunal des assurances sociales zurichois était arrivé à la conclusion qu'il avait certes commis une faute grave, mais ne s'était pas exposé à un risque. Un tel comportement aurait justifié une réduction de moitié des indemnités journalières durant deux ans.
Mardi, les juges de la première cour de droit social du Tribunal fédéral à Lucerne ont accepté le recours de l'assureur par trois voix contre deux. La majorité a estimé qu'en plongeant d'une hauteur de quatre mètres dans une eau trouble et dont la profondeur n'est pas connue, l'homme s'était exposé à un risque. Selon le tribunal, tout le monde connaît les risques d'un tel comportement, qui peut être incontestablement qualifié de périlleux et d'inconscient.
Deux juges ont argumenté en vain qu'on ne s'expose à un risque seulement lorsqu'on est conscient du danger, ce qui survient en premier lieu lors de sports extrêmes. A leur avis, l'homme en question pensait que l'eau était assez profonde. (délibération publique du 4 décembre dans la cause 8C_274/2012)
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